Bousculer mon image religieuse dans l’aujourd’hui du monde |
1. Acquérir une mentalité de foi |
Chose évidente, le projet religieux est fondé immédiatement sur des réalités de la foi. Il est choisi à cause de Dieu et de son Règne. Et la foi, selon la lettre aux Hébreux (11, 1), est «une manière de posséder déjà ce qu’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas.» Cette foi qui engage toute la personne dont l’avenir demeure caché dans la pensée divine présente une double caractéristique. D’une part, la foi est la racine de notre vie spirituelle, puisque sans elle nous ne pouvons plaire à Dieu (He 11, 6). D’autre part, elle est la condition permanente de la vie spirituelle: la nécessité de s’appuyer sur la Parole de Dieu ne pourra être éliminée avant la vision éternelle. En effet, seule la Parole de Dieu accueillie et mise en œuvre produit en nous une mentalité de foi, c’est-à-dire «la capacité d’interpréter les réalités selon la pensée du Christ, et de trouver dans la doctrine révélée des valeurs et des motifs inspirateurs de vie», précise De Fiores. Il s’ensuit qu’acquérir une mentalité de foi suppose un élan constant de conversion personnelle. Mais comment mesurer le degré de notre attachement au Seigneur? Peut-être la référence aux trois modes de conversion classique dans la vie spirituelle aiderait-elle à mieux se situer. La conversion préliminaire: passer de la non-foi à la foi. La première conversion: quand la personne décide de considérer toute sa vie à la lumière de la foi. Le sens de la vie change et, peu à peu, la vie spirituelle prend forme. La vocation religieuse ou sacerdotale présuppose cette première conversion. Il arrive toutefois que le primat des valeurs de la foi ne transforme pas totalement l'âme ni ne conduise à la donation totale de la personne. Vient alors la seconde conversion par laquelle la personne se soumet totalement à l'action de Dieu et se propose de suivre toujours l'inspiration divine pour parvenir à la plénitude de la vie spirituelle. Aussi
la notion de conversion se rapproche-t-elle à celle du commencement
de la vie spirituelle. Entendons par ‘commencement de vie
spirituelle’ le moment "où la personne humaine se considère
responsable de sa vie devant Dieu, c’est-à-dire lorsque la
relation à Dieu devient une relation totale de personne à
personne" (BERNARD C. A., Traité de théologie spirituelle,
1986, p. 403). En d'autres termes, toute vie chrétienne remonte
au baptême; mais la vie spirituelle chrétienne personnelle
ne commence que par sa prise de conscience et par un ferme engagement
dans l’Église. |
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24 août 2007 - Site perso de jbmusumbi, o.m.i. - Merci de vos précieuses
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