Quelques questions concernant la pratique de l'aide spirituelle

 

Quand les femmes consacrées s’interrogent

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    Les questions suivantes méritent une bonne réponse. Elles m’ont été posées le 15 juillet 02 par certaines supérieures et formatrices lors d’une conférence sur le thème d’accompagnement spirituel à l’ère de la mondialisation.

1.  Faut-il exiger qu’une religieuse ait un accompagnateur spirituel ou une accompagnatrice spirituelle lorsqu’elle n’en a pas envie ou qu’elle n’a rien à lui dire ?

2.  Quelle différence relationnelle y a-t-il entre la supérieure et un membre de sa communauté, d’une part, l’accompagnatrice spirituelle et la personne accompagnée, d’autre part ?

3. Comment une supérieure de communauté peut-elle jouer aussi le rôle d’accompagnatrice spirituelle ?

4.  Quelle attitude devrait adopter une responsable de communauté face à une sœur en formation qui trouve plus de compréhension auprès de son accompagnateur(trice) que chez elle (responsable)?

5.  La confiance, vertu humaine, est un élément fondamental dans les vraies relations interpersonnelles. Comment susciter à nouveau la confiance perdue chez la personne accompagnée à cause de l’indiscrétion de l’accompagnateur(trice) ?

6.  Comment favoriser chez les jeunes d’aujourd’hui l’ouverture et le vrai dialogue dans l’accompagnement spirituel ?

 

Et quand les jeunes en formation se demandent

 

    Les questions suivantes méritent également réponse. Je les entends souvent dans mes discussions avec les jeunes en formation.

1. A quoi sert-il d’aller en accompagnement ? Ne suffit-il pas que je me confie à un ami ou une amie ?

2. Il serait bon que l’accompagnateur soit en même temps un ami pour répondre plus facilement aux préoccupations de la personne accompagnée ! Il va mieux la comprendre.

3. Je fréquente l’accompagnement tout simplement pour faire plaisir à mes responsables. Quand j’y vais, je tourne à rond parce que je ne sais quoi dire à l’accompagnateur !

4. Je vais souvent parler avec mon accompagnateur mais je ne lui dis jamais le fond de mon cœur. Il risquerait de parler de ma vie à ma responsable de communauté !

5. Suffit-il d’être aîné(e) en consécration religieuse pour diriger la conduite spirituelle d’une autre personne ? Pourquoi m’empêcher de choisir librement la personne qui pourrait m’aider à discerner la volonté de Dieu ?

6. Je n’ai pas envie de me confier à quelqu’un, surtout pas à un homme. Les aînées parlent trop mal de l’accompagnement spirituel avec quelqu’un de sexe opposé !

    Nous tenterons de répondre progressivement à ces questions. Nous comptons aussi sur la réaction de nos visiteurs.

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