Nous sommes le 25/06/2019 et il est 13h43 TU+2 - "L'Eglise attend de vous tous un puissant secours dans sa détresse" (Eugène de Mazenod, 1823)

Etre Religieux dans l’aujourd’hui du monde.
Les signes de la vocation oblate selon saint Eugène de Mazenod

(Retraite Maison Yves Plumey Yaoundé 1-6 septembre 2013 – jbmusumbi, omi)


"Recevez donc tous ceux que le bon Dieu nous envoie. Cela ne veut pas dire que vous les receviez sans examen. Au contraire appliquez-vous à bien discerner les motifs qui les amènent, à peser leurs vertus et à juger de la suffisance de leur talent".
(Saint Eugéne de Mazenod, Lettre au père Vincens, 12 août 1847)


Scolasticat OMI Maison Yves Plumey Yaoundé

Contenu / Plan de la Retraite

ITINERAIRE

  1. JOUR 0 (Dimanche 01.09.13)
  2. JOUR 1 (Lundi 02.09.13)
  3. JOUR 2 (Mardi 03.09.13)
  4. JOUR 3 (Mercredi 04.09.13)
  5. JOUR 4 (Jeudi 05.09.13)
  6. JOUR 5 (Vendredi 06.09.13)

SOURCES

Lettres du Fondateur, saint Eugène de Mazenod, aux Oblats de France (1814-1861), dans Ecrits Oblats, vol. VI-XII (soit un total de 1.465 lettres).

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Renouvellement voeux de religion

JOUR V

Talents et autres bonnes dispositions : troisième signe de la vocation oblate

Parole de Dieu : Jean 2, 1-12

1  Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée, et la mère de Jésus y était.2  Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que ses disciples.3  Or il n'y avait plus de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit : "Ils n'ont pas de vin."4  Jésus lui dit : "Que me veux-tu, femme ? Mon heure n'est pas encore arrivée."5  Sa mère dit aux servants : "Tout ce qu'il vous dira, faites-le."6  Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs, et contenant chacune deux ou trois mesures.7  Jésus leur dit : "Remplissez d'eau ces jarres." Ils les remplirent jusqu'au bord.8  Il leur dit : "Puisez maintenant et portez-en au maître du repas." Ils lui en portèrent.9  Lorsque le maître du repas eut goûté l'eau changée en vin - et il ne savait pas d'où il venait, tandis que les servants le savaient, eux qui avaient puisé l'eau - le maître du repas appelle le marié10  et lui dit : "Tout homme sert d'abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, le moins bon. Toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent ! "11  Tel fut le premier des signes de Jésus, il l'accomplit à Cana de Galilée et il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.12  Après quoi, il descendit à Capharnaüm, lui, ainsi que sa mère et ses frères et ses disciples, et ils n'y demeurèrent que peu de jours.

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1/ Talents du candat

a/ Une bonne santé physique et psychique

“Cher ami, veille sur ta santé. Qui est-ce qui prend soin de toi ? Te fournit-on une nourriture saine et suffisante ? (Lettre à Honorât, à Vitrolles, Marseille, le 28 mai 1824, in EcO 6, 149.). “Je vous recommande votre santé et celle de toute notre chère famille, soyez attentif au commencement des incommodités. Veillez sur les poitrines de notre jeunesse”. (Lettre au p. Tempier, à Aix, Calvaire, 25 juillet 1817, in EcO 6, 31.)

“Je n’hésite pas à dire que si la santé de Léon de Saboulin lui permet de réciter le saint office, il ne faut pas le détourner de se faire prêtre, mais on devra lui laisser une grande latitude pour les études, pour ne pas l’épuiser. Il fera beaucoup de bien même en ne disant que la sainte messe et en donnant l’exemple d’une sainte vie sacerdotale. ( Lettre au p. Courtes, à Aix, Marseille, le 17 juillet 1846, in ECO 10, 133.)

“(…) c’est une chose si importante que la santé, hélas celle du f. Laval loin de s’améliorer s’est détériorée davantage. A notre grand regret, nous sommes obligés de le renvoyer chez lui pour ne s’occuper que des soins qui lui sont nécessaires. C’est la raison qui a empêché de l’admettre. Il sort de chez nous avec l’estime et l’affection de tout le monde, à commencer par moi. (Lettre au p. Dassy, à Nancy, Marseille, le 13 février 1849, in EcO 10, 233.)

“Vous plaisantez, mon cher père Merlin, quand vous semblez me dire sérieusement que j’ai voulu vous éprouver en vous envoyant le R.P. Revol. Mais à quelle épreuve voulez-vous que je vous mette ? Il n’y a rien que de très sérieux dans tous les actes de mon administration. Le p. Revol ne vous plait pas parce qu’il est scrupuleux, il me semble à moi que tout scrupuleux qu’il peut être, vous devriez le préférer à d’autres qui n’ont pas ses qualités”. (Lettre au p. Merlin, à Nancy, Marseille, le 27 janvier 1853, in EcO 11, 116.)

b/ Aptitude intellectuelle

“Je ne me souciais pas que tu te fasses entendre à Nîmes, écrit-il à Honorât, avant d’avoir travaillé davantage tes instructions et les avoir corrigées sur les remarques que ceux de la famille auraient pu te faire”. (Lettre au p. Honorât, à Nîmes, Paris, le 23 juin 1825, in EcO 6, 185.)

“(…) Je fus surpris seulement qu’en exprimant ce qui semble devoir couler du cœur tout doucement et comme sans qu’on s’en aperçoive, tu eusses employé des expressions recherchées et des répétitions étudiées qui semblaient n’être là que pour arrondir la phrase et former un son pour l’oreille. (…) Oh ! celle-ci me fit de la peine (parlant d’une autre lettre), non point parce que le style en était ridicule, je m’en serais consolé, sachant que tu peux mieux faire, mais parce qu’à chaque ligne, pour ainsi dire, on y voyait une prétention à l’esprit, une recherche d’expression, une affectation à faire image si mal ou si peu dissimulée que la lecture en était dégoûtante”. (Lettre au f. Marius Suzanne, à Aix, N.-D. du Laus, le 16 juillet 1820, in EcO 6, 69.)

“Il n’y avait pas non plus à mettre en doute s’il fallait garder le frère dont le nom ne me revient pas, celui que vous m’avez aussi envoyé pour que je décide de sa vocation. Mais il ne m’a fallu que le voir et causer avec lui pour reconnaître qu’il fera parfaitement pour nous. Il sait fort bien sa théologie, il raisonne en homme de bon sens”. (Lettre au p. Vandenberghe, à N.-D. de l’Osier, Marseille, le 24 août 1854, in EcO, 11, 235.)

conclusion

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2/ Autres bonnes dispositions du candidat

a/ L’estime de la Congrégation

“Dès à présent je puis vous dire à demi-voix ce que je vous dirai tout haut quand le bref sera délivré : connaissez votre dignité, et soyez attentifs à ne jamais déshonorer votre Mère qui vient d’être placée sur un trône et reconnue pour Reine dans la maison de l’Epoux, dont la grâce la fécondera pour lui faire engendrer un grand nombre d’enfants, si nous sommes fidèles et que nous n’attirons pas sur elle une honteuse stérilité par nos prévarications”. ( Lettre au p. Tempier, à Marseille, Rome, le 18 février 1826, in EcO 7, 41-42.)

“(…) Et puisque nous devons trouver tous ces avantages dans la bénite Congrégation qui nous a enfantés, je laisse à penser qu’elle doit être l’affection que chacun de nous doit lui porter”. (Lettre au p. Dorey, à Nancy, Marseille, le 15 octobre 1848, in EcO 10, 228.)

“Pendant l’année de leur noviciat le travail doit céder aux soins spirituels qu’on doit leur prodiguer. Sans cela on a que de mauvais domestiques, des hommes exigeants, sans vertus et pleins de prétentions. Estime de leur vocation, attachement pour la Congrégation qui les élève dans l’ordre spirituel au-dessus de leur condition, mais aussi humilité, amour du travail, faisant leur service en esprit de foi, etc. Voilà ce qu’il faut leur inculquer”. (Lettre au p. Guiques, à N.-D. de l’Osier, Marseille, le 24 avril 1843, in EcO 10, 10.)

“(…) ce bon Père a besoin d’être examiné de près, écrit-il à Vincens. Son désir s’est rencontré avec la résolution que j’avais prise de l’envoyer auprès de vous à l’Osier pour faire au moins un mois de strict noviciat (…) S’il n’estime pas la Congrégation tant pis pour lui, le mal est dans son œil pour ne pas voir ce qu’elle vaut ; qu’il n’y entre pas”. (Lettre au p. Vincens, à N.-D. de l’Osier, Aix, le 30 avril 1853, in EcO 11, 131.)

b/ La dévotion à la Vierge Marie

“Puissions-nous bien comprendre ce que nous sommes ! J’espère que le Seigneur nous en fera la grâce, avec l’assistance et par la protection de notre sainte Mère, l’Immaculée Marie, pour laquelle il faut que nous ayons une grande dévotion dans notre Congrégation”. (Lettre au p. Tempier, à Marseille, Rome, le 20 mars 1826, in EcO 7, 65.)

“Qu’on se renouvelle surtout dans la dévotion à la Très sainte Vierge, pour nous rendre dignes d’être les Oblats de l’Immaculée Marie. Mais c’est un brevet pour le Ciel ! Comment n’y avons-nous pas pensé plus tôt ? Avouez que ce sera aussi glorieux que consolant pour nous de lui être consacrés d’une manière spéciale et de porter son nom. Les Oblats de Marie ! Ce nom satisfait le cœur et l’oreille”. (Lettre au p. Tempier, à Marseille, Rome, le 22 décembre 1825, ibid., 230.)

“N’oublions pas la Sainte Vierge notre patronne ; je la crois destinée à apaiser le courroux du ciel par sa puissante médiation auprès de son divin Fils dont les hommes ont méprisé la rédemption”. (Lettre au p. Mille, à Billens, Marseille, le 24 juillet 1831, in EcO 8, 29.)

Pour conclure, disons que

Notre conviction, c’est que ces éléments tout comme les vertus mentionnées au chapitre précédent méritent l’attention des formateurs.

 

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