Nous sommes le 25/06/2019 et il est 14h27 TU+2 - "L'Eglise attend de vous tous un puissant secours dans sa détresse" (Eugène de Mazenod, 1823)

Etre Religieux dans l’aujourd’hui du monde.
Les signes de la vocation oblate selon saint Eugène de Mazenod

(Retraite Maison Yves Plumey Yaoundé 1-6 septembre 2013 – jbmusumbi, omi)


"Recevez donc tous ceux que le bon Dieu nous envoie. Cela ne veut pas dire que vous les receviez sans examen. Au contraire appliquez-vous à bien discerner les motifs qui les amènent, à peser leurs vertus et à juger de la suffisance de leur talent".
(Saint Eugéne de Mazenod, Lettre au père Vincens, 12 août 1847)


Scolasticat OMI Maison Yves Plumey Yaoundé

Contenu / Plan de la Retraite

ITINERAIRE

  1. JOUR 0 (Dimanche 01.09.13)
  2. JOUR 1 (Lundi 02.09.13)
  3. JOUR 2 (Mardi 03.09.13)
  4. JOUR 3 (Mercredi 04.09.13)
  5. JOUR 4 (Jeudi 05.09.13)
  6. JOUR 5 (Vendredi 06.09.13)

SOURCES

Lettres du Fondateur, saint Eugène de Mazenod, aux Oblats de France (1814-1861), dans Ecrits Oblats, vol. VI-XII (soit un total de 1.465 lettres).

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Scolastiques renouvellement oblation

JOUR IV

Vertus religieuses : deuxième signe de la vocationoblate (suite)

Parole de Dieu : Romains 12, 1-21

1  Je vous exhorte donc, frères, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos personnes en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu : c'est là le culte spirituel que vous avez à rendre.2  Et ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait.3  Au nom de la grâce qui m'a été donnée, je le dis à tous et à chacun : ne vous surestimez pas plus qu'il ne faut vous estimer, mais gardez de vous une sage estime, chacun selon le degré de foi que Dieu lui a départi.4  Car, de même que notre corps en son unité possède plus d'un membre et que ces membres n'ont pas tous la même fonction,5  ainsi nous, à plusieurs, nous ne formons qu'un seul corps dans le Christ, étant, chacun pour sa part, membres les uns des autres.6  Mais, pourvus de dons différents selon la grâce qui nous a été donnée, si c'est le don de prophétie, exerçons-le en proportion de notre foi ;7  si c'est le service, en servant ; l'enseignement, en enseignant ;8  l'exhortation, en exhortant. Que celui qui donne le fasse sans calcul ; celui qui préside, avec diligence ; celui qui exerce la miséricorde, en rayonnant de joie.9  Que votre charité soit sans feinte, détestant le mal, solidement attachés au bien ;10  que l'amour fraternel vous lie d'affection entre vous, chacun regardant les autres comme plus méritants,11  d'un zèle sans nonchalance, dans la ferveur de l'esprit, au service du Seigneur,12  avec la joie de l'espérance, constants dans la tribulation, assidus à la prière,13  prenant part aux besoins des saints, avides de donner l'hospitalité.14  Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez, ne maudissez pas.15  Réjouissez-vous avec qui est dans la joie, pleurez avec qui pleure.16  Pleins d'une égale complaisance pour tous, sans vous complaire dans l'orgueil, attirés plutôt par ce qui est humble, ne vous complaisez pas dans votre propre sagesse.17  Sans rendre à personne le mal pour le mal, ayant à coeur ce qui est bien devant tous les hommes,18  en paix avec tous si possible, autant qu'il dépend de vous,19  sans vous faire justice à vous-mêmes, mes bien-aimés, laissez agir la colère ; car il est écrit : C'est moi qui ferai justice, moi qui rétribuerai, dit le Seigneur.20  Bien plutôt, si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s'il a soif, donne-lui à boire ; ce faisant, tu amasseras des charbons ardents sur sa tête.21  Ne te laisse pas vaincre par le mal, sois vainqueur du mal par le bien.

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4/ Obéissance et humilité

a/ L’obéissance

“J’espère que chacun se sera dit qu’il est rigoureusement obligatoire pour lui d’observer strictement notre Règle, écrit-il au p. Guibert. Qu’en serions-nous si l’on y était fidèle que dans les maisons que je puis surveiller moi-même ? Cela fait, on ne sera pas encore parvenu à la fin que nous nous proposons, il faut se remplir de notre esprit et ne vivre que par lui”. (Lettre au p. Guibert, à N.-D. du Laus, Fribourg, le 29 juillet 1830, in EcO 7, 206.)

“Je n’ai besoin de faire aucune recommandation, écrit-il à Aubert, si ce n’est à tes novices et oblats pour qu’ils se mettent sérieusement à l’œuvre de leur perfection qui ne s’opère que par l’obéissance à ceux que Dieu a chargé de les diriger”. (Lettre au p. C. Aubert, à Aix, Marseille, le 11 octobre 1834, in EcO 8, 120.)

“Les saints se trouvent parmi les obéissants qui reçoivent modestement leurs missions à d’autres conditions. Au nom de Dieu, exercez-vous dans ces pensées. Qui que nous soyons, nous sommes des serviteurs inutiles dans la maison du Père de la famille. Nos actions, nos services n’ont de prix qu’autant que nous faisons ce que le Maître demande de nous”. (Ibid., 56-57.)

“Je persiste à condamner la construction que vous avez faite sans mon autorisation et contre mon gré, dit-il au p. Guigues. Eussiez-vous réussi à bâtir un palais, je tiens plus à l’ordre qu’aux aises, à la beauté, aux richesses. Je ne consentirai jamais qu’un supérieur local se regarde comme le maître de la maison à laquelle il préside et qu’il agisse contrairement à l’esprit et à la lettre de nos Règles, dans l’indépendance du Supérieur Général”. (Lettre au p. Guigues, à N.-D. de l’Osier, Marseille, le 23 octobre 1839, inEcO 9, 121-122.)

“Un religieux vertueux doit comprendre que chacun est tenu de recevoir avec humilité les observations et même les reproches de ses supérieurs. (…) Un peu plus d’humilité, une idée plus juste de l’indifférence tant recommandée, très content de tout et vivre vraiment heureux sous la douce gouverne de l’obéissance sont les moyens assurés pour parvenir à la pratique des premiers éléments de la vie religieuse ; qu’on l’inculque au noviciat et qu’on ne s’en écarte nulle part”. (Lettre au p. Mille, à N.-D. du Laus, Marseille, le 21 mai 1836, in EcO 8, 209.).

“Il n’y a de contraire à notre Institut que ce qui offense Dieu. Tout le reste est soumis à l’obéissance. Il n’appartient à qui que ce soit dans la Congrégation de raisonner sur le ministère que les supérieurs départissent selon le besoin de la Congrégation ou de l’Église. Ce principe est incontestable, et je m’élèverai toujours avec rigueur contre les murmures qui y portent atteinte”. (Lettre au p. Pélissier, à N.-D. de l’Osier, Marseille, le 30 mai 1839, in EcO 9, 112.)

b/ L’humilité

“Le missionnaire étant appelé proprement au ministère apostolique doit viser à la perfection. (…) Il doit donc marcher sur leurs traces (les Apôtres) fermement persuadé que les miracles qu’il doit faire ne sont pas un effet de son éloquence, mais de la grâce du Tout-Puissant qui se communiquera par lui avec d’autant plus d’abondance qu’il sera plus vertueux, plus humble, plus saint pour tout dire en un mot”. ( Lettre à M. Viguier, Aix, le 6 janvier 1819, ibid., 57.)

“Mon bon Marchetto, je t’embrasse bien tendrement et je me réjouis de te voir t’acquitter avec tant de zèle de ton saint ministère (…). Sois humble et tu feras beaucoup de bien ; tu sais que c’est aux humbles que le Seigneur dat gratiam (Je 4, 6).Le plus habile d’entre nous et d’entre tous les hommes n’est par lui-même qu’un airain sonnant et une cymbale retentissante, c’est le bon Dieu qui fait tout et à qui seul tout doit être attribué, voilà de quoi nous devons tous être bien persuadés”. (Lettre au p. Marcou, à Ventabren, Marseille, le 27 janvier 1824, Ibid. 142.)

“Je ne cesse de remercier Dieu du bien qui s’opère par votre ministère, mais vous, mon enfant, et vos confrères, ayez toujours dans le cœur et sur les lèvres les belles paroles de l’Apôtre : Servi inutiles sumus ; quod debuimus facere fecimus (Lc 17, 10). Qui sommes-nous en effet pour opérer des miracles ? Ce qui doit nous surprendre, c’est que nous ne gâtions pas l’œuvre que Dieu nous a confiée par nos infidélités et ce que nous y mettons du nôtre, effaçons-nous à nos propres yeux, et ayons soin de ne rien demander aux hommes, nous ne voulons pas plus de leurs éloges, de leur admiration, etc., que de leur argent. Vous surtout, mon bon fils, vous avez besoin d’être sur vos gardes parce que le public vous gâte à cause de vos bonnes qualités, de votre zèle et de tout ce qui le frappe en vous”. (Lettre à Monsieur Dassy, à N.-D. de l’Osier, Marseille, le 17 juillet 1841, inEcO 9, 154-155.)

“(…) assemble ta petite communauté pour leur recommander de ma part de redoubler de prières, de vaincre le mal par le bien, de se réjouir d’être un peu humiliés, de renoncer à toute prétention, je ne dis pas personnelle, je ne suppose qu’il en puisse exister de pareilles parmi vous, mais prétention de corps, préférant l’humilité à la gloire quand le bon Dieu veut nous faire marcher par cette voie. Qu’on ne s’y trompe pas, faire autrement serait pure illusion”. ( Lettre à Monsieur Courtes, à Aix, Marseille, le 8 juin 1836, in EcO 8, 212.)

“(…) J’avais oublié de vous dire en parlant d’Azan que par une humilité mal entendue, il n’étudiait pas étant au séminaire, afin de ne savoir pas répondre et d’être bafoué. Il lui arrivait souvent de dire en pleine classe, je ne comprends pas, pour passer pour idiot, il se considérait indigne d’être élevé dans les ordres, et il aurait volontiers consenti à rester frère toute sa vie. Il faudra rectifier toutes ces fausses idées et lui faire comprendre qu’aujourd’hui le devoir de tout soldat de Jésus-Christ est de se rendre propre à tout selon la portée de capacité et de talents que le Seigneur a bien voulu accorder à chacun”. (Lettre au p. Mille, en Suisse, Marseille, le 6 juin 1831, in EcO 8, 26.)
Il convient de conclure que

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5/ L’abnégation et la mortification

a/ L’abnégation

“Faites-lui faire un bon noviciat (abbé Viguier A.), commande le Fondateur à Tempier, ne vous en tenez pas à la superficie, faites-lui pratiquer toutes sortes de vertus, dressez-le à l’amour de la pauvreté, l’obéissance, à l’entière abnégation de lui-même, à l’esprit de mortification, à l’humilité”. ( Lettre au p. Tempier, à N.-D. du Laus, Aix, le 18 juin 1821, ibid., 84.)

Conclusion

b/ La mortification

L’estime pour la mortification se justifie à un double titre.

Pour mieux saisir l’importance de cette mortification dans la pensée de Mgr de Mazenod, rappelons certains textes cités précédemment. Ils nous montrent combien la mortification est indispensable aux jeunes en formation. 

“II faut que l’on prenne des habitudes de mortification, que l’on se fasse à une vie un peu dure, que l’on ne cherche pas ses aises parce qu’on peut être appelé à un ministère qui ne les comporte pas”. (Lettre au p. Dorey, à Nancy, Marseille, le 15 octobre 1848, in EcO, 228.)

“Il faut être sobre pour les mortifications corporelles, afin que la santé ne soit jamais compromise, mais cela ne veut pas dire qu’il faille en redouter l’usage modéré. L’esprit de mortification ne s’allie jamais avec la tiédeur, au contraire l’éloignement pour la mortification est à peu près une preuve certaine de la tiédeur”. (Lettre au p. Mouchette, à N.-D. de Lumières, Marseille, le 9 juillet 1853, inEcO 11, 146.)

“Je tiens beaucoup à ce que l’on soigne la santé de nos oblats, mais je tiens beaucoup aussi à ce que l’esprit de mortification ne se perde pas parmi nous. Il faut prendre garde de ne pas faire des hommes douillets et sensuels de ceux que Dieu appellera peut-être à toutes les privations de la vie apostolique”. ( Lettre au p. Martinet, à N.-D. de Lumières, Marseille, le 9 août 1854, in EcO11, 228.).

“La mortification ne doit pas être non plus une vertu tellement cachée qu’on puisse croire qu’elle vous est inconnue, dit le Fondateur au p. Mille. Elle doit au contraire être très sensible dans les repas, où il n’est pas opportun de se jeter sur tous les mets qu’on vous présente. J’ai su dans certaines missions renvoyer des plats sans vouloir non seulement y toucher mais sans vouloir qu’il figurassent sur table”. (Lettre au p. Mille, Bouches-de-Rhône, Marseille, le 20 janvier 1837, in EcO 9, 10.).

“Je n’ai jamais donné l’autorisation de parler pendant le déjeuner par une très bonne raison, c’est qu’on ne l’a jamais demandé nulle part, mais j’approuve très fort que vous ayez maintenu la Règle du silence ; non seulement parce que le petit réfectoire est compris dans la Règle générale qui prescrit le silence dans les lieux désignés au chap. 2 De silentio mais encore à cause du grave inconvénient que vous avez fort bien remarqué”. (Lettre au p. Vincens, à N.-D. de l’Osier, Marseille, le 22 octobre 1853, inEcO 11, 170.)

Il ne reste plus qu’à mentionner l’existence effective de certaines pratiques justificatives de la mortification, notamment les pénitences corporelles en vue de participation aux souffrances et aux humiliations du Christ.

Conclusion

 

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