Nous sommes le 17/08/2019 et il est 22h56 TU+2 - "L'Eglise attend de vous tous un puissant secours dans sa détresse" (Eugène de Mazenod, 1823)

Etre Religieux dans l’aujourd’hui du monde.
Les signes de la vocation oblate selon saint Eugène de Mazenod

(Retraite Maison Yves Plumey Yaoundé 1-6 septembre 2013 – jbmusumbi, omi)


"Recevez donc tous ceux que le bon Dieu nous envoie. Cela ne veut pas dire que vous les receviez sans examen. Au contraire appliquez-vous à bien discerner les motifs qui les amènent, à peser leurs vertus et à juger de la suffisance de leur talent".
(Saint Eugéne de Mazenod, Lettre au père Vincens, 12 août 1847)


Scolasticat OMI Maison Yves Plumey Yaoundé

Contenu / Plan de la Retraite

ITINERAIRE

  1. JOUR 0 (Dimanche 01.09.13)
  2. JOUR 1 (Lundi 02.09.13)
  3. JOUR 2 (Mardi 03.09.13)
  4. JOUR 3 (Mercredi 04.09.13)
  5. JOUR 4 (Jeudi 05.09.13)
  6. JOUR 5 (Vendredi 06.09.13)

SOURCES

Lettres du Fondateur, saint Eugène de Mazenod, aux Oblats de France (1814-1861), dans Ecrits Oblats, vol. VI-XII (soit un total de 1.465 lettres).

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Oblation renouvellement

JOUR III

Vertus religieuses : deuxième signe de la vocationoblate

Parole de Dieu : Jean 15, 5-17

5 Je suis la vigne ; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car hors de moi vous ne pouvez rien faire.6  Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il se dessèche ; on les ramasse et on les jette au feu et ils brûlent.7  Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et vous l'aurez.8  C'est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruit et deveniez mes disciples.9  Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour.10  Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez en mon amour, comme moi j'ai gardé les commandements de mon Père et je demeure en son amour.11  Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète.12  Voici quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés.13  Nul n'a plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour ses amis.14  Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.15  Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous appelle amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître.16  Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; mais c'est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne.17  Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.

“Que les Oblats se pénètrent bien de ce que l’Église attend d’eux ; il ne faut pas des vertus médiocres pour répondre à tout ce qu’exige leur sainte vocation. S’ils devaient être comme le commun des ecclésiastiques, ils n’auraient pas atteint le but, il s’en faut. Ils sont appelés à une toute autre perfection, il faut y tendre, il faut plus que cela, il faut marcher dans cette voie pour devenir entre les mains de Dieu les instruments de sa miséricorde. Ils doivent savoir que leur ministère est la continuation du ministère apostolique, et qu’il ne s’agit de rien moins que de faire des miracles”. (Lettre au p. Mouchette, à Montolivet, Paris, le 2 décembre 1854, in EcO 11, 253.)

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1/ La chartité fraternelle

“Que l’on nous voie réguliers, fervents, charitables, dévoués à toutes sortes de bien, aimables d’ailleurs (…) et l’on trouvera bon tout ce que nous ferons, persuadé que nous n’agissons que par l’inspiration de Dieu, pour la plus grande gloire de son saint Nom”. (Lettre au p. Dassy, à Nancy, Marseille, le 7 décembre 1847, in EcO 10, 185.)

“Que l’on s’accoutume de bonne heure à se supporter mutuellement, écrit-il dans la même lettre. Sévissez contre tout murmure, et que la charité règne tellement parmi nous qu’il ne paraisse pas possible que personne y manque jamais dans les moindres choses”. (Ibid.)

“Oh ! combien m’affligent ces petites alternations entre les Frères, lui dit-il, je sais qu’on tâche de vite réparer ces blessures faite à la charité, mais on ne devait pas tomber dans ces fautes-là qui altèrent toujours une vertu que l’on devrait posséder au suprême degré. Je leur recommande bien de s’étudier à déraciner le genre de ces petites antipathies qui gâtent le cœur…”. (Lettre au p. Mille, à Billens, Marseillle, le 21 avril 1832, in EcO 8, 54.)

“Mais il est une habitude déplorable dont un plus grand nombre se rendent coupables. (…) C’est la malheureuse manie de parler sans réflexion, sans charité, sans respect, de tous et de tout. Cette incontinence de langue offense Dieu et le prochain ; il n’est pas rare qu’elle entraîne de très graves inconvénients. (…) C’est dans l’espoir de le voir corriger radicalement et sans délai, car il blesse essentiellement la charité, et il est subversif de la discipline régulière en matière grave”. (Lettre circulaire n° 24, Marseille, le 2 février 1857, in EçO. 12, 196-197.)

“La charité est le pivot sur lequel roule toute notre existence. Celle que nous devons avoir pour Dieu nous a fait renoncer au monde et nous a voués à sa gloire par tous les sacrifices, fût-ce même celui de notre vie”. (Lettre au p. Guibert, à N.-D. de Laus, Fribourg, le 29 juillet 1830, in EcO 7, 206.)

“La charité pour le prochain fait encore une partie essentielle de notre esprit. Nous la pratiquons d’abord parmi nous en nous aimant comme des frères, en ne considérant notre Société que comme la famille la plus unie qui existe sur la terre, en nous réjouissant des vertus, des talents et des autres qualités que possèdent nos frères autant que si nous les possédions nous-mêmes, en supportant avec douceur les petits défauts que quelques-uns n’ont pas encore surmontés, en les couvrant du manteau de la plus sincère charité, etc., pour le reste des hommes, en ne nous considérant que comme les serviteurs du père de famille chargés de secourir, d’aider, de ramener ses enfants par le travail le plus assidu, au milieu des tribulations, des persécutions de tout genre”. ( Ibid., 207.)

“(…) J’en ai toujours remercié Dieu comme d’un don particulier qu’il a daigné m’accorder ; car c’est la trempe de cœur qu’il m’a donnée, cette expansion d’amour qui m’est propre et qui se répand sur chacun d’eux sans détriment pour d’autres, comme il en est, si j’ose dire de l’amour de Dieu pour les hommes. Je dis que c’est ce sentiment que je connais venir de Celui qui est la source de toute charité, qui a provoqué dans le cœur de mes enfants cette réciprocité d’amour qui forme le caractère distinctif de notre bien-aimée famille”. (Lettre au p. Mouchette, à Montolivet, Rome, le 2 décembre 1854, in EcO 11, 254.)

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2/ La chasteté

“Ne néglige pas le mal moral de B., conseille-t-il au p. Courtes, la chose est importante, il pourrait être entraîné à de très grandes fautes. Applique-toi à le guérir, c’est une passion très dangereuse qui devient aussi violente que ce qu’on appelle l’amour, ou pour mieux dire c’est proprement l’amour qui n’est pas moins à redouter quand il a pour objet une personne du même sexe. Par la crainte de Dieu et la piété on peut en tempérer l’ardeur, mais on finit par n’être arrêté par rien. Aussi tout en ménageant la faiblesse pour l’emploi des remèdes, veille très attentivement sur ce désordre qui prend sa source hélas ! Dans la trop grande sensibilité de notre cœur et dans la corruption de notre nature”. (Lettre au p. Courtes, à Aix, Marseille, 1824-1825, in EcO 6, 167.)

“La chasteté les oblige (les novices) non seulement à éviter tout ce qui est défendu en cette matière, mais à se préserver des moindres atteintes que pourrait éprouver cette belle vertu. C’est d’après ce principe que nous avons tant en horreur ces prédilections sensuelles que l’on appelle des amitiés particulières, pour leur donner un nom honnête, tandis qu’elles blessent réellement la vertu si délicate qu’un souffle ternit. Soyez inexorable à ce sujet ; point d’explication ni d’excuses qui tiennent ; c’est le vent du midi qui brûle toute fleur de vertu, c’est la perte des communautés religieuses, c’est une source d’infidélités et de péchés”. (Lettre au p. Santoni, à N.-D. de l’Osier, Marseille, le 16 mars 1846, in EcO 10, 118.)

“Les enfants pris à bas âge, bien surveillés et bien instruits, pourront facilement prendre l’habitude de la vertu, et se présenteront au séminaire préparés d’avance à la pratique de la chasteté qu’il est malheureusement trop tard quand il s’agit de l’acquérir pendant la préparation immédiate pour les saints ordres. (…) Attachez-vous donc avec tout le zèle dont vous êtes susceptible à préparer ces âmes à la pratique de toutes les vertus chrétiennes, mais surtout à la chasteté”. (Lettre au p. Tamburini, à Vico, Marseille, le 2 octobre 1855, in EcO 11, 285.)

“Que dirai-je du vœu de chasteté ? Que ce n’est pas trop, pour conserver cette précieuse vertu, que d’observer fidèlement tout ce que la Règle prescrit pour faire de nous des hommes de Dieu, de vrais religieux ; ne l’oubliez pas, je vous le répète : ‘Toute la vie des membres de la Société doit être un continuel recueillement de l’âme… Pour y parvenir, qu’ils s’appliquent tout d’abord à marcher constamment en présence de Dieu”. (Lettre circulaire n° 24, Marseille, le 2 février 1857, in Eçp_ 12, 194.)

“Autrement ne s’exposerait-on pas aux dangers que la Règle veut faire éviter aux membres de l’Institut par rapport à la chasteté, lorsque dans le peu de lignes qu’elle trace sur ce point elle s’exprime ainsi : ‘c’est pourquoi ils seront très prudents avec les femmes ; qu’ils n’entrent pas dans leurs maisons, ni même dans la maison de qui que ce soit, si ce n’est pour des causes urgentes, jamais sans la permission expresse du supérieur, et toujours avec le compagnon qu’il aura désigné’”. (Ibid., 195.)

Conclusion

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3/ La pauvreté et le détachement

a/ La pauvreté

“Oh ! que je vous trouve bien sur votre tas de paille, et combien votre table, plus que fragile, excite mon appétit ! (…) Achevez l’œuvre en acceptant rien de personne sans payer ; (…) Je vous prie néanmoins de ne pas vous faire faute du nécessaire”. (Lettre au p. Tempier, à Roqnac, Aix, le 16 novembre 1819, in EcO 6, 64-65.)

“Je dois blâmer votre gouvernement sous le rapport des finances, dit le Fondateur au p. Honorât. Au train où vous y allez, il est impossible d’y tenir. Comment concilier l’esprit de pauvreté que vous devez tous pratiquer avec une dépense si exorbitante ? (…) vous aurez la bonté de vous régler de manière à ne pas dépasser cette somme (400 F par tête pour les douze mois de l’année). C’est beaucoup pour des pauvres. (…) Qu’avez-vous besoin de mettre 638 F à votre ameublement ? Faut-il autre chose qu’une table de bois blanc et quelques chaises de paille ?”. (Lettre au p. Honorât, à Nîmes, Marseille, le 16 janvier 1829, in EcO 7, 176-177.)

“C’est une innovation bien grave et bien onéreuse que de faire du feu dans toutes les chambres. Il faut qu’il y ait un chauffoir commun, ce qui n’empêche pas que ceux qui souffrent trop de froid, quand ils sont dans leurs chambres et qu’ils ne veulent pas se donner la peine de venir au chauffoir, puisse faire usage d’un chauffe-pieds ou quelque chose de semblable comme ce qu’on appelle en Italie un scaldino”. (Lettre au p. Dassy, à Nancy, Marseille, le 29 octobre 1850, in EcO 11, 28.)

“On m’a assuré que tu ne nourrissais pas assez la communauté, écrit-il au p. Courtes, que tu donnais à ton monde de la viande en si petite quantité qu’il n’y avait pas moyen d’en faire des portions convenables, que les sujets ne s’en plaignaient pas tout haut, mais qu’ils en souffraient, surtout qu’on avait pu faire la comparaison de ce qui se pratiquait dans les autres communautés. Examine cela avec attention, car s’il ne faut pas qu’il y ait de la profusion, il est indispensable qu’on donne amplement le nécessaire”. (Lettre au p. Courtes, à Aix, Marseille, le 28 mai 1843, in EcO 10, 12.)

“Thèse générale, si l’on ne veut pas se faire illusion et ne pas s’exposer à n’avoir de pauvre que le nom, il faut oublier que l’on possède quelque chose et ne pas s’occuper de la gestion de son patrimoine, laquelle est confiée à d’autres mains par les Constitutions”. (Lettre au p. Lavigne, à N.-D. de l’Osier, Marseille le 9 février 1847, in EcO 10, 145.)

“Répondez devant Dieu (…) Le motif sur lequel vous vous êtes fondé est-il réel, n’est-il pas exagéré, c’est-à-dire est-ce vrai que votre père et votre mère soient tombés dans une nécessité extrême depuis votre profession ? N’y avait-il pas d’autre moyen que de sortir de nos communautés pour aller essayer de gagner de l’argent afin de pourvoir à leurs besoins ? (…) N’y a-t-il rien à fixer par rapport à la pauvreté ? (…) Vous êtes tenu à user du surplus avec une grande modération et dans un esprit de pauvreté. Vous ne pourriez vous servir du superflu que conformément aux prescriptions de l’obéissance qu’il vous appartient de demander (…)”. (Lettre au p. Rossi, Marseille, le 12 février 1835, in EcO 8, 133.)

“Les novices n’ont pas encore l’esprit de la Société, il faut les façonner à l’obéissance, à l’abnégation de soi-même, à l’amour de la pauvreté et à bien d’autres vertus inconnues dans les séminaires où ils ont habité jusqu’à présent. (…) Je n’hésite pas à tout sacrifier à cette première nécessité de la Compagnie”. (Lettre au p. Courtes, à Aix, Rome, le 6 février 1826, in EcO 7, 25.)

“Répétez bien aux novices que par leur consécration ils se donnent à l’Église sans réserve (…) Qu’ils se vouent aussi à une pauvreté volontaire qui les oblige à ne rien exiger, à se contenter de tout, à s’estimer heureux s’ils pouvaient manquer de quelque chose et souffrir, par un effet de la sainte pauvreté, les privations et le dénuement même. Sans cette disposition la pauvreté n’est qu’un mot vide de sens”. (Lettre au p. Santoni, à N.-D. de l’Osier, Marseille, le 16 mars 1846, in EcO 10, 117-118.)

En guise de conclusion,

b/ Le détachement

1° Le détachement du monde

“Il m’a avoué qu’avant de s’informer il avait voulu satisfaire sa curiosité qui l’a porté jusqu’à aller voir Toulon. Je l’ai poussé de questions et lui ai fait avouer qu’il a été au théâtre, soit ici, soit à Toulon. (…) Mais, mais, mais, avec toutes ces dispositions qu’est-ce que cette vocation ? Et quand on se permet de tant de choses n’est-il pas à craindre qu’on ne soit gâté jusqu’à la moelle des os ?”. (Lettre au p. J. Lagier, à Fréjus, Marseille, le 16 juin 1854, in EcO 11, 197.)

2° Le détachement de la famille

“J’ai remarqué qu’on n’a pas assez réfléchi qu’en entrant en religion on meurt au monde. On conserve trop d’attache pour ses parents. (…) Tant vaudrait être resté dans le monde. On n’a pas compris que la vocation religieuse est une véritable mort au monde”. (Lettre au p. Mouchette, ibid.)

“Tu es de force, mon cher Honorât, à supporter un refus, c’est pourquoi je ne te ménage pas la réponse négative que je fais à ta demande d’aller à Carpentras pour y voir ta tante la religieuse. (…) Ainsi laisse-la en repos dans son cloître et poursuis ta carrière dans un plus grand esprit de dégagement des parents”. (Lettre au p. Honorât, à N.-D. de Laus, Marseille, les 24 et 25 janvier 1827, in EcO 7, 127.)

“(…) Parce qu’une mère ne peut pas vivre de son revenu et qu’elle est obligée par exemple de tenir une pension pour pourvoir à ses besoins, en résulterait-il que le fils doit sacrifier sa vocation et s’engager à yeux ouverts dans des emplois ou des ministères qui non seulement seront moins parfaits que la vie à laquelle il est appelé, mais encore l’exposeront à mal s’acquitter de ses devoirs et à ne pas faire ou du moins à faire très difficilement son salut ?”. (Lettre au f. Riccardi, à Marseille, Rome, le 17 février 1826, in EcO 7, 38.)

“Je vous ferai observer qu’un religieux n’est obligé que de pourvoir aux plus pressants besoins de son père et de sa mère. Regardez-vous comme autorisé par la présente lettre, comme dûment autorisé à solliciter et à accepter hors des communautés de la Congrégation, tout emploi ecclésiastique, d’en administrer les revenus, soit pour vos besoins personnels, soit pour le soulagement de votre famille, vous rappelant néanmoins toujours de vivre modestement selon l’esprit de pauvreté”. (Lettre au p. Gondrand, à S.-Siméon de Bressieux, Marseille, le 24 novembre 1853, in EcO11, 176.)

“Vous insisterez sur la sainte indifférence pour tout ce que l’obéissance peut demander. C’est le pivot de la vie religieuse. Le détachement des parents est une vertu très méritoire qu’il faut absolument posséder si l’on veut devenir propre à quelque chose, à plus forte raison celui du pays. Toute la terre est au Seigneur, et nous sommes appelés pour en faire indistinctement le service selon le besoin, le choix et la volonté des supérieurs”. (Lettre au p. Mouchette, à N.-D. de Lumières, Marseille, le 9 juillet 1853, in EcO 11, 146.)
Conclusion

 

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