Nous sommes le 17/08/2019 et il est 22h42 TU+2 - "L'Eglise attend de vous tous un puissant secours dans sa détresse" (Eugène de Mazenod, 1823)

Etre Religieux dans l’aujourd’hui du monde.
Les signes de la vocation oblate selon saint Eugène de Mazenod

(Retraite Maison Yves Plumey Yaoundé 1-6 septembre 2013 – jbmusumbi, omi)


"Recevez donc tous ceux que le bon Dieu nous envoie. Cela ne veut pas dire que vous les receviez sans examen. Au contraire appliquez-vous à bien discerner les motifs qui les amènent, à peser leurs vertus et à juger de la suffisance de leur talent".
(Saint Eugéne de Mazenod, Lettre au père Vincens, 12 août 1847)


Scolasticat OMI Maison Yves Plumey Yaoundé

Contenu / Plan de la Retraite

ITINERAIRE

  1. JOUR 0 (Dimanche 01.09.13)
  2. JOUR 1 (Lundi 02.09.13)
  3. JOUR 2 (Mardi 03.09.13)
  4. JOUR 3 (Mercredi 04.09.13)
  5. JOUR 4 (Jeudi 05.09.13)
  6. JOUR 5 (Vendredi 06.09.13)

SOURCES

Lettres du Fondateur, saint Eugène de Mazenod, aux Oblats de France (1814-1861), dans Ecrits Oblats, vol. VI-XII (soit un total de 1.465 lettres).

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Scolastiques renouvellement voeux

JOUR II

Motifs du projet de vie du candidat : premier signe de la vocationoblate

Parole de Dieu : Jean 1, 35-51

35  Le lendemain, Jean se tenait là, de nouveau, avec deux de ses disciples.36  Regardant Jésus qui passait, il dit : "Voici l'agneau de Dieu."37  Les deux disciples entendirent ses paroles et suivirent Jésus.38  Jésus se retourna et, voyant qu'ils le suivaient, leur dit : "Que cherchez-vous ? " Ils lui dirent : "Rabbi - ce qui veut dire Maître --, où demeures-tu ? "39  Il leur dit : "Venez et voyez." Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là. C'était environ la dixième heure.40  André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et suivi Jésus.41  Il rencontre en premier lieu son frère Simon et lui dit : "Nous avons trouvé le Messie" - ce qui veut dire Christ.42  Il l'amena à Jésus. Jésus le regarda et dit : "Tu es Simon, le fils de Jean ; tu t'appelleras Céphas" - ce qui veut dire Pierre.43  Le lendemain, Jésus résolut de partir pour la Galilée ; il rencontre Philippe et lui dit : "Suis-moi ! "44  Philippe était de Bethsaïde, la ville d'André et de Pierre.45  Philippe rencontre Nathanaël et lui dit : "Celui dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les prophètes, nous l'avons trouvé : Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth."46  Nathanaël lui dit : "De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ? " Philippe lui dit : "Viens et vois."47  Jésus vit Nathanaël venir vers lui et il dit de lui : "Voici vraiment un Israélite sans détours."48  Nathanaël lui dit : "D'où me connais-tu ? " Jésus lui répondit : "Avant que Philippe t'appelât, quant tu étais sous le figuier, je t'ai vu."49  Nathanaël reprit : "Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël."50  Jésus lui répondit : "Parce que je t'ai dit : Je t'ai vu sous le figuier, tu crois ! Tu verras mieux encore."51  Et il lui dit : "En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme."

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1/ L’esprit de la Congrégation

“Je n’ai pas besoin de te recommander de faire bon accueil à ceux qui se présentent, écrit-il au p. Courtes, mais je dois te dire que celui-ci n’a aucune idée de ce qui se fait chez nous (un postulant). Il était disposé à se consacrer aux missions de Nice. M. Dauranson lui avait parlé de nous sans savoir tout ce que nous exigeons de perfection de ceux qui veulent s’enrôler dans une milice qui ne peut combattre le démon et le vaincre que par les armes de la foi à la manière des Apôtres”. (Lettre au p. Courtes, à Aix, Marseille, le 30 juillet 1824, in EçO. 6, 157.)

“Nous sommes, ou nous devons être de saints prêtres qui s’estiment heureux et très heureux de consacrer leur fortune, leur santé, leur vie au service et pour la gloire de notre Dieu. Nous sommes placés sur la terre, et particulièrement dans notre maison, pour nous sanctifier en nous entraidant par nos exemples, nos paroles et nos prières. Notre Seigneur Jésus-Christ nous a laissé le soin de continuer le grand œuvre de la rédemption des hommes. C’est uniquement vers ce but que doivent tendre tous nos efforts ; tant que nous n’aurons pas employé toute notre vie et donné tout notre sang pour y réussir, nous n’avons rien à dire : à plus forte raison quand nous n’avons encore donné que quelques gouttes de sueur et quelques minces fatigues. Cet esprit de dévouement total pour la gloire de Dieu, le service de l’Église et le salut des âmes, estl’esprit propre de notre Congrégation”. (Lettre au p. Tempier, à Aix, Paris, le 22 août 1817, ibid., 37-38.)

a/ La gloire de Dieu

“Mon cher ami, lisez cette lettre au pied de votre crucifix, dans la disposition de n’écouter que Dieu, ce que l’intérêt de sa gloire et le salut des âmes exigent d’un prêtre tel que vous. (…) On trouvera facilement des vicaires qui vous remplacent ; mais il n’est pas si aisé de rencontrer des hommes qui se dévouent et veuillent se consacrer à la gloire de Dieu et au salut des âmes, sans autre profit sur la terre que beaucoup de peine et tout ce que le Sauveur a annoncé à ses véritables disciples”. ( Lettre à M. l’abbé Tempier, à Arles, Aix, 9 octobre 1815, in EeO 6, 6-7.)

“Votre seconde et votre troisième lettre m’ont confirmé dans l’opinion que j’avais conçue, et maintenant la pensée que nous parviendrons, malgré les obstacles, à travailler ensemble à la gloire de Dieu et à notre sanctification, me soutient au milieu de tous les chagrins que l’enfer m’a suscités depuis que je prépare de bonnes batteries pour détruire son empire”. (Lettre à M. l’abbé Tempier, à Aix. ce 13 décembre 1815, In EcO 6, 13.)

“Pour l’amour de Dieu, ne cessez d’inculquer et de prêcher l’humilité, l’abnégation, l’oubli de soi-même, le mépris de l’estime des hommes. Que ce soient à jamais les fondements de notre petite Société, ce qui, joint à un véritable zèle désintéressé pour la gloire de Dieu et le salut des âmes, et à la plus tendre charité bien affectueuse et bien sincère entre nous, fera de notre maison un paradis sur terre et l’établira d’une manière plus solide que toutes les ordonnances et toutes les lois possibles”. (Lettre au p. Tempier, à Aix, Paris, le 12 août 1817, in EcO 6, 33.)

“Oh ! oui, il faut bien nous le dire, nous avons reçu une grande grâce ! plus je la considère de près dans toutes ses circonstances, plus je sens le prix du bienfait. Nous ne saurons jamais le reconnaître que par une fidélité à toute épreuve, par un redoublement de zèle et de dévouement pour la gloire de Dieu, le service de l’Église et le salut des âmes, surtout les plus abandonnées, conformément à notre vocation”. (Lettre au p. Tempier, à Marseille, Rome, le 20 mars 1826, in EcO 7, 64.)

“Mais ne perdez jamais de vue que c’est pour Dieu que vous travaillez, que la gloire de son saint nom y est intéressée, que l’Église réclame ce service de vous. C’est vous dire de surnaturaliser vos études, de les sanctifier par une grande droiture d’intention, laissant tout amour-propre de côté, ne vous recherchant en rien ; par ce moyen les auteurs profanes peuvent vous élever à Dieu comme les Pères de l’Église”. (Lettre au p. Mille, à Billens, Nice, le 3 janvier 1831, in EcO 8, 1-2.)

b/ Le service de l’Eglise

“Il me semble que, quoiqu’en petit nombre, nous pourrons faire encore beaucoup de bien, consoler l’Église de tant de plaies qui la dévorent de tous côtés, écrit le Père de Mazenod à Tempier”. (Lettre au p. Tempier, à Aix, Paris 12 août 1817. EcO 6, 34.)

“L’Église attend de vous tous un puissant secours dans sa détresse ; mais persuadez-vous bien que vous ne serez bon à quelque chose qu’autant que vous avancerez dans la pratique des vertus religieuses”. (Lettre au p. Courtes et à la communauté d’Aix, Paris, le 22 février 1823, ibid.. 109)

“En somme, écrit-il au p. Mille, il faut qu’à tout prix les sujets quels qu’ils soient, se prêtent à tout pour perfectionner leurs études et se rendre aussi propres à servir l’Église qui est menacée, attaquée dans ses doctrines par des hommes à qui l’habilité ne manque pas. Je me mets peu en peine que l’éducation se prolonge. L’essentiel est que rien ne demeure enfoui, que chacun tire parti de la dose de talents que le Seigneur lui a départie, en un mot que l’on se mette à même de défendre la vérité et le sacré dépôt de la foi, non seulement par la prière, mais par la parole et les écrits s’il le faut”. (Lettre au p. Mille, en Suisse. 6 juin 1831, in EcO 8, 26.)

“Il s’agit de former des hommes qui doivent être tout imbus de l’esprit de Jésus-Christ pour combattre la formidable puissance du démon, détruire son empire dans les âmes, édifier le monde pour l’amener à la vérité, servir l’Église dans les ministères les plus relevés et les plus difficiles”. (Lettre au p. Bellon, à N.-D. de Lumières. Marseille, le 30 août 1844, in EçO_ 10, 81.)

c/ Le salut des âmes

“Prenez conseil de M. Marguet pour votre conduite à l’égard des curés, du clergé et des habitants de Nancy. Soyez graves, on y tient dans ce pays, ménagez-vous au commencement, ne craignez pas de dire que nous sommes surtout établis pour les bourgs et les villages et pour venir au secours des âmes les plus abandonnées ; je craindrais qu’on ne voulût trop vous faire prêcher dans la ville”. (Lettre à M. Dassy, à N.-D. de bon secours, Marseille, le 11 octobre 1847, inEcO 10, 171.)

“Il faut inspirer (…) un dévouement à toute épreuve pour l’Église, ce qui renferme le zèle qui doit caractériser tous les membres de notre Société pour le salut des âmes qui est l’objet direct de notre vocation”. (Lettre au p. Dorey, à Nancy, Marseille, le 15 octobre 1848, in EcO 10, 228.)

“Nous aurions bien besoin qu’il se rencontrât quelques vocations parmi vos élèves. Nous ne pouvons suffire au travail. Partout s’ouvrent de vastes champs à défricher ; mais les ouvriers manquent. Excitez le zèle dans ces jeunes cœurs. Je n’avais que douze ans quand Dieu fit naître dans mon cœur les premiers et très efficaces désirs de me vouer aux missions, pour travailler à la conversion des âmes”. ( Lettre au p. Tamburini, à Vico, Marseille, le 2 octobre 1855, in EcO 11, 285.)

En somme, quelle est l’image de l’aspirant oblat voulu par le Fondateur ?

“Vous le savez, vous êtes l’espoir de notre Société ; jugez donc mon bonheur quand je vous considère, marchant dans les voies du Seigneur, plein d’ardeur pour le bien, brûlant d’un saint zèle pour le salut des âmes, dévoués à l’Église, méprisant et roulant aux pieds tout ce qui détourne de la perfection et compromet le salut. C’est alors que je surabonde de joie et que je me félicite de vous avoir pour enfants”. (Lettre au p. Sumien et aux Oblats à Aix, Paris, le 18 mars 1823, in EcO 6, 111.)

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2/ La réponse du candidat à l’appel divin

a/ Un appel qui vient de Dieu

“Je ne t’ai jamais perdu de vue et je vis avec une secrète satisfaction la direction que l’esprit de Dieu t’inspirait, néanmoins, quelque consolation que j’eusse pu me permettre en dirigeant tes premiers pas vers le sanctuaire, comme j’avais dirigé ta jeunesse dans les sentiers de la vertu, je voulus à dessein me tenir à l’écart pour ne pas m’exposer à contrarier les inspirations divines dans le choix que tu devais faire en te faisant pressentir mes désirs qui auraient pu influencer d’une manière peut-être trop humaine la détermination que tu devais prendre”. ( Lettre à M. Marcou, à Aix, la Ciotat, novembre-décembre 1821, in EcO 6, 92-93.).

“(…) tout mon désir comme mon espoir est que quelques-uns de ces jeunes gens, touchés de vos bons exemples, de votre régularité et de la sublime du ministère auquel vous êtes consacrés, soient alléchés et veuillent se ranger dans nos rangs. (…) Dans le fait nous ne voulons que ceux que le bon Dieu nous envoie”. (Lettre aux pères Mye et Honorât, au f. Guibert, à Nîmes, Paris, le 2 juin 1825, ibid., 180 ; cf. ID., Lettre au p. Guinet, à N.-D. de l’Osier, Marseille, le 22 octobre 1853, inEcO 11, 169.).

“Prions le Seigneur pour qu’en échange de ceux qu’il nous enlève pour les placer dans son saint Paradis, il nous envoie des hommes selon son cœur, propres à remplir la grande mission qu’il nous a donnée dans son Église”. (Lettre au p. Soullier, à Nancy, Marseille, le 14 avril 1856, in EcO 12, 9.)

“(…) il faut de la patience, de la confiance en Dieu, et de la prière. N’oublie pas ce dernier article. Chaque Oblat devrait faire à cette intention une communion par semaine demandant instamment à Notre Seigneur, immédiatement après la communion, qu’il nous envoyât des hommes propres à son œuvre”. (Lettre au p. Courtes, à Aix, Marseille, le 9 novembre 1824, in EcO 6, 162.)

“Décidemment la mission de St-Mitre ne pourra pas avoir lieu cette année, écrit-il au p. Courtes. Quand le bon Dieu voudra que nous acceptions tout le travail qui se présente il nous enverra des sujets”. (Lettre au p. Courtes, à Istres, Marseille, le 23 janvier 1839, in EcO, 9, 101.)

“Il n’est point de sacrifice que nous ne devrons faire à l’instruction et à la bonne direction des nombreux sujets que le Seigneur nous a accordés avec une libéralité dont nous ne saurions lui rendre trop d’actions de grâces. Notre devoir pour correspondre à cette faveur insigne est de ne rien négliger pour en former des sujets capables de servir l’Église et la Société”. (Lettre au p. Courtes, à Aix, Marseille, le 23 août 1842, in EcO 9, 208.).

“Comment voulez-vous, mon cher ami qu’il en fût autrement, persuadé comme je le sais que le bon Dieu vous a accordé à nos prières, qu’il vous a appelé comme les apôtres avec les marques les plus sûres d’une vocation vraiment divine à le suivre et à le servir dans le ministère qui se rapproche le plus de celui qu’il a prescrit à ses apôtres, aux travaux desquels il a voulu vous associer”. (Lettre au f. Guibert, à Aix, Paris, le 26 juin 1823, in EcO 6, 124.)

A la lumière de tous les textes cités nous comprenons dans quel sens l’appel qui vient de Dieu est un signe de la vocation du candidat oblat.

b/ La volonté droite

“Nous vivons en communauté sous une Règle douce qui fixe nos devoirs et donne un très grand prix à la moindre de nos actions. L’esprit de charité et de fraternité la plus parfaite règne parmi nous. Notre ambition est de gagner des âmes à Jésus-Christ. Tous les biens de la terre ne sauraient assouvir notre avarice, il nous faut le ciel ou rien, ou pour mieux dire nous voulons nous assurer le ciel en ne gagnant rien sur la terre que la persécution des hommes. Si cet aperçu ne vous effraye pas et que vous soyez dans la ferme résolution de persévérer toute votre vie dans notre sainte Société, accourez, nos bras et nos cœurs vous sont ouverts”. ( Lettre à M. Viguier, Aix, le 6 janvier 1819, in EcO 6, 57.)

“Il faut absolument en venir à ce qu’il n’y ait de novices que ceux qui veulent véritablement être tels, qui sollicitent cette faveur comme une grâce, sur la résolution desquels on puisse compter”. (Lettre au p. Tempier, à Marseille, Rome, 26 novembre 1825, in EcO 6, 210.)

Mais cette volonté droite, tout comme l’appel qui vient de Dieu, ne suffit pas pour agréer une vocation oblate. Le Candidat devrait donner aussi l’assurance de son attachement au Christ, le suprême modèle des Oblats.

c/ L’attachement à Jésus-Christ

“Il faut inspirer un grand amour pour notre divin Sauveur Jésus-Christ qu’on doit surtout lui témoigner dans le sacrement de l’eucharistie dont on doit tâcher de devenir des parfaits adorateurs”. (Lettre au p. Dorey, à Nancy, Marseille, 15 octobre 1848, in EcO 10, 228.)

“(…) Mais pour nous, notre fin principale, je dirais presque unique, est la fin même que Jésus-Christ s’est proposée en venant dans le monde, la même fin qu’il a donnée aux Apôtres, à qui, sans aucun doute, il a enseigné la voie la plus parfaite. Aussi notre humble Société ne reconnaît point d’autre instituteur que Jésus-Christ, qui a parlé par la bouche de son Vicaire, et d’autres Pères que les Apôtres”. (Ibid., 37.)

d/ Le désir devenir « franchement saint »

“S’il ne s’agissait que d’aller prêcher tant bien que mal la parole de Dieu, mêlée à beaucoup d’alliage de l’homme, parcourir les campagnes dans le dessein, si vous voulez, de gagner des âmes à Dieu, sans se mettre beaucoup en peine d’être soi-même des hommes vraiment apostoliques, je crois qu’il ne serait pas difficile de vous remplacer, écrit-il à l’abbé Tempier ; mais pouvez-vous croire que je veuille de cette marchandise ? Il faut que nous soyons franchement saints nous-mêmes”. (Lettre à M. Tempier, à Arles, Aix, ce 13 décembre 1815, in EcO G, 13.)

“Les prêtres vicieux ou méchants sont la grande plaie de l’Église, affirme-t-il. Faisons tous nos efforts pour adoucir ce chancre dévorant, en faisant bande à part, pour les sentiments et pour la conduite ; il ne faut pas craindre de nous singulariser en cela. Si nous faisions comme eux, ils seraient de nos amis. A ces conditions, j’aime mieux les avoir pour adversaires et pour calomniateurs. Les saints ont eu ce partage avant nous, imitons-les et réjouissons-nous d’être traités comme eux”. (Lettre au p. Tempier, à Aix, Paris, le 12 août 1817, ibid., 35.)

“Nous sommes, ou nous devons être des saints prêtres qui s’estiment heureux et très heureux de consacrer leur fortune, leur santé, leur vie au service et pour la gloire de notre Dieu. Nous sommes placés sur la terre, et particulièrement dans notre maison, pour nous sanctifier”. (Lettre au p. Tempier, à Aix. Paris, le 22 août 1817, op. cit., 37-38.)

“Le missionnaire étant appelé proprement au ministère apostolique doit viser à la perfection. Le Seigneur le destine à renouveler parmi ses contemporains les merveilles jadis opérées par les premiers prédicateurs de l’évangile. Il doit donc marcher sur leurs traces, fermement persuadé que les miracles qu’il doit faire ne sont pas un effet de son éloquence, mais de la gloire du Tout-Puissant qui se communiquera par lui avec d’autant plus d’abondance qu’il sera plus vertueux, plus humble, plus saint pour tout dire en un mot ; il doit donc mettre tout en œuvre pour parvenir à cette sainteté désirable qui doit produire de si grands effets”. (Lettre à M. Viguier, Aix, le 6 janvier 1819, ibid., 57.)

“Plus vous serez saints plus mon bonheur sera grand. Ah ! Je dirais déjà qu’il est à son comble si je pouvais être le témoin des merveilles que le bon Dieu opère parmi vous, s’il m’était donné de vous presser contre mon cœur”. (Lettre aux étudiants et novices, à N.-D. de Laus, Château-Gombert, le 29 novembre 1820,ibid., 74.)

Conclusion

 

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