Nous sommes le 19/09/2018 et il est 13h02 TU+2 - "L'Eglise attend de vous tous un puissant secours dans sa détresse" (Eugène de Mazenod, 1823)

Etre Religieux dans l’aujourd’hui du monde.
Les signes de la vocation oblate selon saint Eugène de Mazenod

(Retraite Maison Yves Plumey Yaoundé 1-6 septembre 2013 – jbmusumbi, omi)


"Recevez donc tous ceux que le bon Dieu nous envoie. Cela ne veut pas dire que vous les receviez sans examen. Au contraire appliquez-vous à bien discerner les motifs qui les amènent, à peser leurs vertus et à juger de la suffisance de leur talent".
(Saint Eugéne de Mazenod, Lettre au père Vincens, 12 août 1847)


Scolasticat OMI Maison Yves Plumey Yaoundé

Contenu / Plan de la Retraite

ITINERAIRE

  1. JOUR 0 (Dimanche 01.09.13)
  2. JOUR 1 (Lundi 02.09.13)
  3. JOUR 2 (Mardi 03.09.13)
  4. JOUR 3 (Mercredi 04.09.13)
  5. JOUR 4 (Jeudi 05.09.13)
  6. JOUR 5 (Vendredi 06.09.13)

SOURCES

Lettres du Fondateur, saint Eugène de Mazenod, aux Oblats de France (1814-1861), dans Ecrits Oblats, vol. VI-XII (soit un total de 1.465 lettres).

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Dynamique

RETRAITE EN SILENCE (MORTIFICATION) AVEC ADORATION PERMANENTE de Jésus présent dans l’Eucharistie (06H00-22H00)
« Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller une heure avec moi ! » (Matthieu 26, 40)

 
Dimanche 01.09.13
20H30 Introduction (Salle de Conférence)
Lundi 02 – Vendredi 06.09.13
07H00 Laudes
07H30 Petit déjeuner
09H00 – 10H00 1er Exposé
11h30 Eucharistie
12H30 Déjeuner
15H30 – 16H30 2ième Exposé
18H00 – 19H00 Adoration & Vêpres
19H00 Dîner
20H30 Chapelet (Chapelle)
Vendredi 06.09.2013
15H00 – 16H00 Réconciliation
17H00  Evaluation
18H45 Vêpres
 

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Prière Chapelle Maison Yves Plumey

Introduction - Lancement retraite

Parole de Dieu (Marc 6, 30-34)

30  Les apôtres se réunissent auprès de Jésus, et ils lui rapportèrent tout ce qu'ils avaient fait et tout ce qu'ils avaient enseigné.31  Et il leur dit : "Venez vous-mêmes à l'écart, dans un lieu désert, et reposez-vous un peu." De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux que les apôtres n'avaient pas même le temps de manger.32  Ils partirent donc dans la barque vers un lieu désert, à l'écart.33  Les voyant s'éloigner, beaucoup comprirent, et de toutes les villes on accourut là-bas, à pied, et on les devança.34  En débarquant, il vit une foule nombreuse et il en eut pitié, parce qu'ils étaient comme des brebis qui n'ont pas de berger, et il se mit à les enseigner longuement.35

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Dans quel monde vivons-nous ?

Ce monde créé par Dieu et aimé de Dieu est celui dans lequel nous sommes envoyés pour être témoins du Christ. «Comme tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde» (Jean 17, 18). Mais ce monde est aussi à éviter. «N'aimez ni monde ni ce qui est dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est pas en lui. Car tout ce qui est dans le monde – la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l'orgueil de la richesse – vient non pas du Père, mais du monde» (1 Jean 2, 15-16).

« comment vivre notre vocation de consacrés dans ce monde qui recherche si souvent le profit et les plaisirs ? Comment vivre « dans le monde » sans être « du monde » ? » (Mgr Philippe Stevens)

Inspirons-nous de la description qu’en fait Mgr Henri Goudreault, OMI canadien, dans OMN1S TERRA (N° 350 février-mars 1999)[2] . Son image n’est pas si différente de la réalité africaine.

Telle est l’image du monde. Tels sont aussi les grands défis missionnaires qui méritent notre réponse. Parmi les défis qui méritent davantage notre attention missionnaire, mentionnons ceux indiqués par l’Eglise dans les Lineamenta du Synode des évêques, XIIIe Assemblée générale Ordinaire «La Nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne», en l’occurrence les moyens de communication sociale (le boum de la téléphonie mobile, Internet, les réseaux sociaux).

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« S’attacher à Jésus-Christ » (Pape François)

« S’attacher au Christ pour mieux évangéliser » (Jean 15, 5). Une invitation pressante : ne pas céder au pessimisme, être optimiste. S’attacher au Christ pour que l’Eglise ne risque pas d’être une simple "ONG (Organisation Non Gouvernementale) charitable" (source)

En effet, Il ne veut pas d'une Eglise de "mondains". Le nouveau pape François a lancé, jeudi 14 mars, un appel à la purification de l'Eglise et à l'obéissance inconditionnelle au Christ, à l'occasion de sa première messe dans la chapelle Sixtine avec les 114 cardinaux qui l'ont choisi. L'Eglise catholique n'est qu'une "ONG charitable" si elle ne professe pas Jésus, a-t-il estimé.

Dans une courte homélie de dix minutes, improvisée, le pape âgé de 76 ans a appelé les cardinaux, les évêques et tous les prêtres à "cheminer, édifier, professer" leur foi. "Quand nous marchons sans la Croix, quand nous bâtissons sans la Croix et quand nous confessons un Christ sans Croix, nous ne sommes pas les disciples du seigneur, nous sommes mondains, nous sommes des évêques, des prêtres, des cardinaux, des papes, tous, tous... Mais pas des disciples du Seigneur", a-t-il lancé, d'une voix fluette, mais avec sévérité.

Voilà pourquoi, pendant cette retraite, chacun de nous, guidé par l’Esprit de Pentecôte, cherchera soigneusement et dira humblement au Seigneur ce en quoi il (elle) est disciple de Jésus-Christ.

Le secret d’une retraite fructueuse

Sans la sincérité, la retraite n’est qu’un passe-temps, une source d’inquiétudes et de remords, sans vérité élan de conversion personnelle !

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Profès scolastiques OMI

JOUR I

Regard sur quelques cas d’appréciation vocationnelle

Parole de Dieu : Luc 24, 13-35

13  Et voici que, ce même jour, deux d'entre eux faisaient route vers un village du nom d'Emmaüs, distant de Jérusalem de 60 stades,14  et ils conversaient entre eux de tout ce qui était arrivé.15  Et il advint, comme ils conversaient et discutaient ensemble, que Jésus en personne s'approcha, et il faisait route avec eux ;16  mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.17  Il Leur dit : "Quels sont donc ces propos que vous échangez en marchant ? " Et ils s'arrêtèrent, le visage sombre.18  Prenant la parole, l'un d'eux, nommé Cléophas, lui dit : "Tu es bien le seul habitant de Jérusalem à ignorer ce qui y est arrivé ces jours-ci" --19  "Quoi donc ? " Leur dit-il. Ils lui dirent : "Ce qui concerne Jésus le Nazarénien, qui s'est montré un prophète puissant en oeuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple,20  comment nos grands prêtres et nos chefs l'ont livré pour être condamné à mort et l'ont crucifié.21  Nous espérions, nous, que c'était lui qui allait délivrer Israël ; mais avec tout cela, voilà le troisième jour depuis que ces choses sont arrivées !22  Quelques femmes qui sont des nôtres nous ont, il est vrai, stupéfiés. S'étant rendues de grand matin au tombeau23  et n'ayant pas trouvé son corps, elles sont revenues nous dire qu'elles ont même eu la vision d'anges qui le disent vivant.24  Quelques-uns des nôtres sont allés au tombeau et ont trouvé les choses tout comme les femmes avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu ! "25  Alors il leur dit : "O coeurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu'ont annoncé les Prophètes !26  Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ? "27  Et, commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Ecritures ce qui le concernait.28  Quand ils furent près du village où ils se rendaient, il fit semblant d'aller plus loin.29  Mais ils le pressèrent en disant : "Reste avec nous, car le soir tombe et le jour déjà touche à son terme." Il entra donc pour rester avec eux.30  Et il advint, comme il était à table avec eux, qu'il prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et le leur donna.31  Leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent... mais il avait disparu de devant eux.32  Et ils se dirent l'un à l'autre : "Notre coeur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Ecritures ? "33  A cette heure même, ils partirent et s'en retournèrent à Jérusalem. Ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons,34  qui dirent : "C'est bien vrai ! le Seigneur est ressuscité et il est apparu à Simon ! "35  Et eux de raconter ce qui s'était passé en chemin, et comment ils l'avaient reconnu à la fraction du pain.
Introduction

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1/ Circonstances

“Réfléchissez à ce que je vous ai dit dans une de mes lettres sur notre noviciat. Il n’est pas monté à mon goût. C’est un grand malheur qu’il soit comme cela. Il faut absolument en venir à ce qu’il n’y ait de novices que ceux qui veulent véritablement être tels, qui sollicitent cette faveur comme une grâce, sur la résolution desquels on puisse compter. Qu’est-ce que c’est que ces enfants qui viennent sans savoir seulement de quoi il s’agit, qui n’ont aucune disposition au recueillement, qui ont l’esprit volage, en un mot une très mauvaise tournure”[1]. (Lettre au p. Tempier, à Marseille. Rome, 26 novembre 1825, in EcO 7, 210.

“Un noviciat qui soit vraiment un noviciat, où les sujets soient façonnés de main de maître, où on ait soin de leur inculquer tout ce qui tend à former un véritable missionnaire, d’où ils sortent pleins de vertus, faits à l’obéissance et pénétrés d’attachement et de respect pour les Règles et tout ce qu’elles prescrivent”. (ID., Ibid., 210-211.)

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2/ Deux cas de refus

“Je me suis trouvé par hasard au Calvaire quand les deux (…) y sont venus. Après avoir causé longtemps avec eux, j’ai conclu que l’un d’eux n’avait pas de capacité et l’autre pas assez de vertu. (…) Je ne voudrais pas que tu te laissasses tromper, (…) D’abord je ne crois pas qu’il soit possible d’admettre celui qui a moins d’esprit. Il a très mal fait ses études, il a été congédié du collège des Jésuites précisément parce qu’il ne réussissait pas dans les études. C’est un professeur en ville qui lui a fait tout bâcler en peu de temps. Il a de plus une difficulté pour s’exprimer. Je pense qu’il n’est pas fait pour nous”. (Lettre au p. Casimir Aubert, à Aix, Marseille, les 2 et 3 octobre 1834, in EcO 8, 115.)

“L’autre a une mauvaise tournure, poursuit le Fondateur, un sourire ricaneur, une recherche dans la toilette qui laisse supposer qu’il se croit joli garçon. Je crois qu’il n’a pas l’ombre d’idée des vertus religieuses et il se pourrait bien qu’il ne se présente que par calcul”. (DE MAZENOD E., Ibid.)

“Ce qui me confirmerait dans ce jugement, c’est que ce compère était depuis huit jours à Marseille sans avoir songé à se rendre au noviciat. Il m’a avoué qu’avant de s’informer il avait voulu satisfaire sa curiosité qui l’a porté jusqu’à aller voir Toulon. Je l’ai poussé de questions et lui ai fait avouer qu’il a été au théâtre, soit ici, soit à Toulon. (…) Mais, mais, mais, avec toutes ces dispositions qu’est-ce que cette vocation ? Et quand on se permet tant de chose, n’est-il pas à craindre qu’on ne soit gâté jusqu’à la moelle des os ? Plus j’y réfléchis, plus je le crains et, tout bien pesé, je crois qu’il serait imprudent de risquer le coup”. (Ibid., 115-116.)

“Continuez à prendre des grandes précautions pour l’admission des sujets (…), écrit le Fondateur au p. Santoni, je tiens à ce que, quel que soit le talent des gens, on ne les admette pas chez nous s’ils ne marchent pas dans les voies des vertus religieuses dont je me dispense de faire l’énumération à un maître des novices”. ( Lettre au p. Santoni, à N.-D. de l’Osier, le 27 mars 1850, in EcO 11, 6-7.)

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3/ Deux cas douteux

“Le p. Martin m’a parlé de deux jeunes gens qui fréquentent beaucoup notre mission et qu’il dépeint comme des modèles de vertu, mais ont-ils des talents ? Nous ne pouvons plus recevoir personne qui n’en soit pourvu parce que notre ministère en exige”. (Lettre au p. Honorât, à Nîmes. Marseille, le 9 mai 1828, in EcO 7, 158-159.)

Mais il est un autre cas plus clairement douteux que le premier. Il s’agit d’un candidat scrupuleux, cas sur lequel nous reviendrons lorsque nous parlerons de la santé psychique de l’aspirant oblat. Le Fondateur nous le présente en ces termes :

“Je suis tombé des nues, mon cher Courtes, en voyant le sujet qui m’a porté ta lettre. Qu’allons-nous faire de ce saint homme ? Il est rongé de scrupules et il ne porte pas sur sa face le signe de l’intelligence. (…) J’étais tenté de lui conseiller de retourner à Cotignac. Cependant après toutes les démarches que nous avons faites, je n’ai pas voulu rétrograder (…). Bref je consens à l’envoyer au noviciat, mais je crains que nous n’ayons pas fait une grande acquisition”. (Lettre à Monsieur Courtes, supérieur des missionnaires à Aix, Marseille, le 12 février 1843. EcO 10, 3.)

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4/ Deux cas d’admission

“(…) Je veux pourtant vous recommander moi-même, écrit-il au p. Vincens, le postulant que m’adresse le p. Moreau. Vous l’admettrez le plus tôt possible au noviciat où il mérite d’être introduit par la constance et la générosité de sa vocation. Il a lutté contre son père et toute sa famille pendant plus d’un an et il a fini par se soustraire par la fuite à leur exigence”. (Lettre au p. Vincens. à N.-D. de l’Osier, Marseille, le 6 novembre 1841, inEcO 9, 167.)

“Vous serez charmé de son caractère déterminé. Il en a eu besoin pour prendre une détermination qui exigeait de la force et du caractère. Le p. Moreau me l’envoie comme un bouquet pour ma fête. Il me le donne comme un très bon sujet. Ce jeune homme (…) a passé une année au grand séminaire où il a fait sa philosophie. Il s’y est distingué par son application à l’étude, par sa piété et même sa ferveur. Il a les talents au-dessus de l’ordinaire, de l’ardeur dans le caractère et une forte santé”. (Ibid.)

“Je n’ai que le temps de vous recommander le postulant novice que je vous adresse, écrit-il au p. Vandenberghe. C’est un homme de bonne volonté, capable des plus grands sacrifices pour le bon Dieu pour lequel il abandonne tous les avantages qu’il pouvait rencontrer dans le monde. (…), il a un autre genre de talent qu’il s’agira d’utiliser dans la Congrégation (…). Il est très fort pour l’écriture, il serait difficile de trouver un meilleur maître. Je vous donne cet avis pour que vous ne vous trompiez pas. Il s’agit de le façonner à la vie religieuse, de développer en lui les germes des vertus que le bon Dieu a placées dans son cœur avec une grande bonne volonté, et un dévouement parfait. Faites-en un bon religieux, et ne demandez de lui que ce dont il est capable et à quoi il est propre”. (Lettre à Monsieur Vandenberghe. à Notre Dame de l’Osier, Marseille, le 6 décembre 1852, in EcO 11, 108.)

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5/ Deux cas de renvoi

“Je ne sais pas si on vous a appris que Perbost a été congédié par défaut absolu de capacité, indépendamment de sa grossièreté au-delà de ce qui peut être toléré. Il faudrait pendant leur noviciat examiner les sujets sur leur talent. Je ne prétends pas que l’on admette que des aigles, mais il est un degré d’ignorance et d’incapacité qui ne peut être admis. Celui-ci n’avait pas même la piété en partage”. (Lettre au p. Vincens. à N.-D. de l’Osier. Marseille, le 20 mai 1849, in EcO 10, 242-243.)

Le second cas nous instruit davantage sur la fermeté de Mgr de Mazenod.

“Je n’attendrai pas votre compte rendu pour décider que M. Trevelot ne fait pas pour nous, écrit le Fondateur. Il faut le congédier poliment sans le moindre délai. (…) je trouve que vous avez beaucoup trop attendu. Dès qu’il se permit des équipées telles que celle de ne pas dire la messe, pour ne pas attendre il fallait reconnaître qu’il ne faisait pas pour nous et le renvoyer sur-le-champ”. (Lettre au p. Vandenberghe, à N.-D. de l’Osier , Marseille, le 24 août 1854, in EcO 11, 234-235.)

En conclusion, il ressort de ces témoignages que

“Recevez donc tous ceux que le bon Dieu nous envoie, écrit-il au p. Vincens. Cela ne veut pas dire que vous les receviez sans examen. Au contraire appliquez-vous à bien discerner les motifs qui les amènent, à peser leurs vertus et à juger de la suffisance de leur talent”. (Lettre au p. Vincens, à N.-D. de l’Osier. Marseille, le 12 août 1847, in EcO10, 159.)

Question d’approfondissement

Pourquoi es-tu devenu oblat de Marie Immaculée ? (motivations)

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