Homélie de Macaire Manimba

Installation de la nouvelle administration provinciale du Congo - Félicitations

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Macaire Manimba

Lorsque, le 03 mai dernier à Kolwezi, le Supérieur général m'a communiqué ma nomination comme Supérieur provincial du Congo, je me suis senti, comme ce fut le cas pour notre Saint Père, le Pape Benoît XVI, envahi par deux sentiments opposés.

(Ce 15 octobre 2005, au Scolasticat st Eugène de Mazenod, Kinshasa. Merci à Egide Palata pour les photos d'installation)

    • Excellence monseigneur Evêque d'Idiofa,
    • Révérend Père Paul Manessa,
    • Révérends Abbés, révérends Pères, révérendes sœurs,
    • Distingués invités,
    • Bien chers confrères Oblats,
    • Chers frères et sœurs,

Assemblée

1. Action de grâce et remerciements

Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ notre Seigneur.

Lorsque, le 03 mai dernier à Kolwezi, le Supérieur général m'a communiqué ma nomination comme Supérieur provincial du Congo, je me suis senti, comme ce fut le cas pour notre Saint Père, le Pape Benoît XVI, envahi par deux sentiments opposés. Le premier, un sentiment d'inconfort par rapport à la lourde et exigeante responsabilité que la Congrégation me confie. Administrer les personnes étant un art difficile, je me suis demandé si je serai, à l'instar de mes illustres prédécesseurs, à la hauteur de l'énorme tâche qui m'attend. Le second est encore jusqu'à présent, un sentiment de gratitude envers Dieu qui m'a maintenu dans son amour, m'a donné la grâce de pouvoir rester fidèle à ma vocation missionnaire oblate, m'a conservé la lumière de la foi et ne m'a pas refusé l'assistance de l'Esprit Saint, particulièrement au moment de donner ma disponibilité pour servir comme Supérieur majeur dans la Congrégation.

Avant toute chose, je remercie d'abord l'administration sortante, incarnée par la personne du père Paul Manessa pour qui j'ai toujours éprouvé une grande sympathie et un profond respect. Cette administration dans laquelle j'ai œuvré avec dévouement pendant trois ans et grâce à laquelle j'ai patiemment appris à traiter avec rigueur des dossiers relatifs à la vie et à la mission oblate en République Démocratique du Congo, a tout mis en œuvre, afin que le processus de discernement ayant conduit à ma nomination soit un véritable processus de synodalité et de communion entre tous les membres de notre Province. Elle a surtout eu le mérite de faire en sorte que la consultation officielle se passe dans la transparence, dans un climat de sérénité, sans tension et dans la convivialité. Le Père Jean-Marie Bulumuna, avec qui je partage une certaine vision de la Province depuis que nous étions ensemble jeunes scolastiques à Rome me l'a dernièrement avoué: " avec toi ainsi qu'avec toute la Province , je voudrais rendre grâce au Seigneur qui a daigné ainsi, dans la tranquillité , nous garantir la continuité dans l'action pour l'édification d'une Province que d'aucuns considèrent désormais comme faisant partie intégrante de l'espérance de la Congrégation ".

En même temps que les membres de l'Administration sortante, je remercie les confrères à peine nommés conseillers provinciaux pour avoir généreusement donné leur disponibilité au service de l'autorité. Qu'ils soient rassurés que je me réjouis de l'honneur de les avoir avec moi au sein de notre Conseil provincial. Je ne peux attendre d'eux qu'une collaboration franche et responsable, dans la discipline et dans la discrétion la plus totale.

Je remercie ensuite tous les confrères Oblats de la Province du Congo de la confiance que vous m'accordez et que vous avez exprimée massivement à travers les résultats du sondage et des consultations officielles. Je vous avoue que c'est votre confiance qui a motivé mon obéissance religieuse à accepter cette lourde responsabilité. Quoiqu'elle soit une décision de l'administration générale, je considère cette nomination comme objet de votre confiance à mon égard. Voilà pourquoi, je vous convie vivement à vivre et à travailler en conséquence afin que nous puissions gagner le pari de la ré-fondation de notre Province. Je vous exhorte à unir vos mains aux miennes pour que nous puissions tous porter plus haut l'étendard de notre chère Province. Et je crois que l'Administration générale a également considéré cette convergence des vues comme une marque de maturité de notre Province.

Je suis aussi redevable à vous tous, frères et sœurs, amis et connaissances, qui êtes venus nombreux m'entourer de votre affection, de votre sympathie et de votre prière. Votre présence en cette chapelle du scolasticat Saint Eugène de Mazenod me réconforte et me fait dire avec le cardinal Malula que ceux qui s'aiment s'entraident à porter même ce qui ne pèse pas.

Je remercie enfin notre Administration générale et par elle, l'Eglise notre Mère, pour cette marque encourageante de confiance et de soutien. A travers ma personne, elle vient de défier la jeunesse congolaise oblate en remettant la direction d'une des grandes provinces de notre Congrégation entre leurs mains à l'heure où, tous, nous nous mobilisons pour devenir davantage Témoins de l'espérance .

Après ce mot d'action de grâce et de remerciement, je voudrais vous indiquer trois points essentiels de ma communication d'aujourd'hui. Primo, un rappel récapitulatif des réalités du contexte général dans lequel le Seigneur m'appelle à marcher au devant de tous les fils de notre Province. Secundo, une méditation sur la Parole de Dieu que nous venons d'écouter. Tertio, quelques préoccupations particulières de notre Province qui, à mon humble avis, s'imposent comme des priorités.

 

Célébration eucharistique

2. Dans quel contexte?

Le monde bouge. Notre dernier chapitre général l'a aussi reconn u : «Le monde que nous sommes appelés à aimer et dans lequel nous oeuvrons change radicalement "(T.E., p.11). Des mutations existent, qui bousculent et transforment les mentalités, même religieuses. Ces mutations engendrent un nouvel esprit humain qu'il convient de déceler pour mieux se situer et se réaliser pleinement et fidèlement comme religieux.

Positivement, je suis frappé par la recherche de l'excellence. Dans tous les domaines, l'homme moderne poursuit laborieusement l'excellence. L'esprit du dialogue s'impose comme une voie privilégiée pour régler les conflits humains. Les Etats s'unissent d'avantage. La politique, l'économie, le social deviennent mondialisés. En religion, un renouveau spirituel redonne une vitalité nouvelle à la foi. Une générosité inventive combat les multiples formes de pauvreté. Une réaffirmation de plus de justice, de paix et de la sauvegarde de l'intégrité de la création. La liberté, le respect des personnes et des droits humains se réaffirment comme valeurs fondamentales. Les nouvelles technologies de l'information et de la communication suppriment les écarts entre continents, nations, villes et villages. En Afrique, j'admire singulièrement un savoir-faire débrouillard qui surmonte des obstacles.

Négativement, j'observe des multiples réalités de crise. La violence, la haine et l'insécurité qu'entraînent le terrorisme et la guerre. Les nouvelles aspirations humaines qui ne concordent pas avec la foi et la morale catholique; comme notamment le recours à l'occultisme, l'homosexualité, l'avortement, l'euthanasie... Les menaces virulentes de la sécularisation qui s'attaquent vigoureusement aux vertus surnaturelles sur lesquelles se fonde notre style de vie. L'esprit d'indépendance, d'autonomie, du plaisir et du profit personnel engendre une société de consommation qui remet en question des notions telles que soumission, sacrifice, fidélité, persévérance, gratuité… Le monde actuel, est plutôt un monde de bénéfice. En Afrique en particulier, les rébellions armées et l'instabilité politique persistent. Ici chez nous, la précarité du ministère de l'éducation garde chétive l'intelligence humaine. Une inquiétante crise de religion caractérisée par un usage abusif de la prière. Une crise de la famille fondée sur la perte du sens du mariage légitime. La misère matérielle provoque une pauvreté anthropologique qui inhibe les capacités créatrices de l'homme et provoque un renversement de l'ordre moral.

Dans ce contexte et dans celui général indiqué par le chapitre général, je conduirai la Province oblate du Congo. J'invite chaque oblat à approfondir l'analyse de ces réalités et à en prendre continuellement conscience. Ainsi, communautairement et individuellement, nous veillerons à être religieux dans le monde de notre temps en tâchant de nous forger un esprit religieux actualisé et en arrêtant des stratégies missionnaires conséquentes.

 

Mgr Louis Mbwôl Mpasi, Idiofa

3. Méditation de la parole de Dieu (Is 60,1-6 ; Lc 4, 1-22)

Dans un contexte agité, la parole de Dieu nous transperce le cœur et y grave les marques indélébiles de paix véritable. D'une parole opportunément juste, Isaïe nous adresse une prophétie d'espérance et de réconfort: " les ténèbres couvrent la terre, l'obscurité les peuples; mais sur toi Yahvé se lève, sur toi sa gloire apparaît "(Is 60,2). L'Evangile nous convie à redécouvrir dans le Christ une source d'inspiration des réponses excellentes à donner aux questions que nous pose le début de notre propre ministère.

Revenu du Jourdain où l'Esprit Saint est descendu sur lui sous la forme corporelle d'une colombe, Jésus est poussé par le même Esprit dans le désert. Là, il vit en intimité avec son Père et revit les diverses étapes du peuple de Dieu. Mais à la différence de ce dernier, Jésu s " surmonte l'épreuve et demeure fidèle à son Père, préférant la Parole de Dieu au pain, la confiance au miracle merveilleux, le service de Dieu à tout espoir de domination terrestre" . Il signe par le fait même une première victoire sur le prince de ce monde en attendant l'heure de sa glorification définitive. C'est dire qu'il ne nous est pas permis de conduire ni notre vie personnelle ni les affaires de Dieu sous l'autorité du prince de ce monde, quelques soient ses offres séduisantes.

De retour à Nazareth, il entre dans la synagogue. Lorsqu'il se lève pour donner lecture de la Parole de Dieu, on lui présente le livre du prophète Isaïe, qu'il déroule jusqu'à trouver le passage définissant le mieux sa mission. Voici ce texte :

L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur (Lc 4,18-19).

Luc insiste à décrire Jésus allant vers les hommes sous la mouvance de l'Esprit, avec la sagesse et la puissance de Dieu. Cette union spirituelle ne l'éloigne pas des détresses humaines ; elle le pousse au contraire à se pencher sur elles : Il annonce la bonne nouvelle, la délivrance aux captifs, il ouvre les yeux des aveugles, il renvoie les opprimés à la liberté, bref, toute une année des bienfaits. La tâche essentielle de notre mission est connue: ne faire que du bien, surtout à l'homme. La même idée se retrouve reprise dans le discours que Pierre tient chez Corneille. Après avoir constaté que Dieu ne fait pas acception des personnes, il présente Jésus comme celui qui " a passé partout en faisant le bien… " (Ac 10, 38). Ces paroles de l'apôtre, qui ont toujours inspiré et soutenu mon zèle depuis mon année du noviciat, doivent également nous guider tous dans l'exercice de nos ministères respectifs.

Comme au temps de Jésus, l'Esprit nous pousse aujourd'hui " à scruter les signes des temps et à les interpréter à la lumière de l'Evangile " (Vatican II). Karl Barth est peut-être celui qui a le mieux compris cette vérité. Un jour, répondant à quelqu'un qui lui demandait comment il préparait ses homélies dominicales, il dit : " Je prends dans une main la Bible , dans l'autre le journal, et je le lis à la lumière de la Parole de Dieu ". Il importe donc de bien interpréter quotidiennement tous les événements. Dieu est là, qui nous fait signe, sous forme d'un appel, d'un devoir, d'une urgence, d'une mission...

Tout indique que nous sommes à l'un des grands tournants de l'histoire de notre Province, où à quelques mois de notre Jubilé de diamant (75 ans de présence en République Démocratique du Congo), l'Esprit opère, à des profondeurs nouvelles, un mystère de mort et de résurrection. L'heure présente nous invite donc à nous dégager de nos principes rigides, de notre optimisme facile, de nos stratégies trop humaines, et à entrer dans une Immense Espérance. C'est l'heure d'écouter attentivement, en un silence intérieur, ce que l'Esprit, à travers le testament de notre Fondateur Eugène de Mazenod, dit à notre famille religieuse : « Pratiquez bien parmi vous la charité, la charité, la charité, et au dehors le zèle pour le salut des âmes ».

Homélie Manimba

4. Quelques priorités pour la nouvelle administration

La réalité actuelle de la Province , il est vrai, est prometteuse. Il faut néanmoins la faire évoluer dans le bon sens, vers plus de vitalité, de charité, de fraternité et de solidarité. L'œuvre à accomplir dépasse certainement mes capacités. Mais je saurai, grâce à votre concours, garder ma tête froide autour des priorités et défis qui ont émergé à la faveur de la consultation, à savoir : la re-conversion au projet religieux fondamental, la poursuite de l'élan enclenché dans le sens de l'autonomie financière de la Province , la vigilance à la qualité de vie des communautés en promouvant un climat de confiance, de dialogue et de collaboration, la réorientation de l'évangélisation pour une prise de conscience de la responsabilité personnelle, la capacité à vivre et à communiquer l'esprit oblat, etc.

4.1. La ré-conversion au projet religieux fondamental signifie une rénovation de notre expérience mystique et prophétique, personnelle et communautaire. Il nous faut un nouvel esprit religieux fondé sur la conquête inlassable de l'excellence de vie et d'action. Je voudrais que nous soyons des religieux heureux et épanouis. Je suis prêt à vous faire toutes sortes de concessions pour vous encourager à atteindre cet idéal à condition que nous nous donnions la peine de raviver notre foi en replaçant Dieu au centre de nos projets humains et religieux. Ceci nous exige de restaurer le caractère sacré de notre vie religieuse, assainir notre vie spirituelle et particulièrement notre vie de prière, élever le niveau de notre jugement humain en appréciant positivement les efforts de chacun, assainir nos mœurs et faire de notre vie un sacrifice capable de plaire à Dieu.

4.2. La poursuite de l'élan enclenché dans le sens de l'autonomie financière de la Province signifie redresser l'économie de la province et stabiliser celle de la mission d'Angola. Pour y parvenir, il nous faut acquérir une saine culture de l'argent et devenir tous productifs, capable de mise en commun effective et de bonne gestion. Trois idées forces pour témoigner de l'esprit de pauvreté religieuse à une Afrique pauvre: Production-mise en commun–bonne gestion. L'argent, on ne le reçoit pas, on le gagne. Par conséquent, il nous faut: ouvrir grandement et audacieusement des nouveaux horizons de coopération dans le domaine économique, maximiser notre capital à l'OIP, accroître les capacités de la Procure St Eloi, de la Procure Notre-Dame du Rosaire, de la Ferme de N'djili et de l'ISEM en exécutant prudemment sans hésitation le plan de stabilisation financière de la province; créer des structures de gestion concertée des services et des entités financières et commencer à épargner pour notre assurance maladie et vieillesse. Je crois fermement, en cette matière, que seules une mise en commun effective, une gestion transparente et notre disponibilité à rendre compte à tous les niveaux sauveront la Province de petits intérêts sordides et nous aideront à capitaliser sur la mission à laquelle nous avons, tous, consacré nos vies.

4.3. La vigilance à la qualité de vie des communautés en promouvant un climat de confiance, de dialogue et de collaboration . " La vitalité et l'efficacité de la Congrégation reposent en grande partie sur la communauté locale " (C76). J'ai hérité d'un début de processus de recomposition des communautés locales. Ce processus que je porte dans mon cœur de manière singulière doit se poursuivre afin de parvenir à la constitution des communautés oblates viables qui deviennent véritablement des communautés apostoliques vivantes. Cela impose à notre administration de repenser sa technique d'animation des communautés, de revaloriser les réunions communautaires; de favoriser l'écrit au détriment de l'oral et d'exiger des supérieurs locaux un dynamisme nouveau. Je voudrais surtout entraîner chaque confrère à devenir " solidairement responsable de la vie et de l'apostolat de la communauté "(C73), à devenir plus sincère, plus franc, plus libre et plus responsable dans le traitement des problèmes communautaires. Afin de favoriser cette coresponsabilité nous devrions parvenir à ce que les rapports des réunions communautaires demeurent le cadre officiel et privilégié qui rapportent au provincial la vie des communautés et sur base desquels ce dernier réagit. N'hésitez pas de me soumettre des propositions concrètes même sur la nomination d'un supérieur local que vous jugez unanimement capable de vous " encourager à mener une vie inspirée par la foi et à partager intensément votre amour du Christ " (C71).

4.4. La réorientation de l'évangélisation pour une prise de conscience de la responsabilité personnelle exige une mise à jour de notre pastorale. Comment procéder pour allumer et rallumer la vraie lumière du Christ au cœur d'un peuple qui a exagérément soif de Dieu? Nous devrons, en plus de ce que nous faisons déjà, relancer les missions populaires; constituer des groupes d'Oblats de notre Province qui parcourent les missions, créent des nouveaux aréopages où ils annoncent la Parole de Dieu et administrent les sacrements en célébrant ainsi des campagnes évangéliques modelées sur notre charisme. Je compte sur l'expertise des confrères qui ont étudié la théologie pastorale pour définir un modèle de cet apostolat qui soit véritablement adapté à notre contexte. Je rassure de mon soutien personnel tous les confrères qui portent un charisme propre et des talents particuliers dans ce domaine et les invitent à se manifester.

 

Concélébration

Je voudrais que toute cette charge soit portée par un leadership simple mais efficace. Et cela à chaque pallier de gouvernement de la province. Un leadership simple mais efficace ! Ce slogan traduit, je crois, le désir de changement qui fait bouger les Oblats de notre Province. Il faut démystifier le pouvoir, s'en "moquer" même, en permettant une bonne répartition des tâches aussi bien au niveau provincial que local. En même temps il faudra " fournir les moyens aptes à assurer un leadership et un gouvernement de qualité: une formation de base au leadership et à la gestion à tous les niveaux…"( TE31.1). Au niveau du conseil provincial, nous devrons incessamment suivre un séminaire de formation sur la tenue d'un portefeuille à l'issue du quel nous mettrons en place des portefeuilles que chacun des conseillers provinciaux devra tenir.

Je voudrais être la tête d'un corps de «leaders transformateurs» qui aiment cette province et qui sachent l'animer avec fermeté mais toujours dans le respect des personnes. Sans déplacer ma bonté et ma bienveillance, je veillerai toujours à replacer chacun de nous devant les exigences de la vie religieuse et missionnaire, en prenant les décisions que je suis le seul à pouvoir prendre, après le dialogue et les consultations qui conviennent pour engager la Province dans un Nouvel Esprit Religieux (le NER). La meilleure formule de ce leadership transformateur serait la suivante  : " Aller vers les autres pour se hausser mutuellement à des niveaux plus élevés de motivation et de moralité ". Ainsi nous aurons conduit cette province dans l'esprit et la mise en pratique des recommandations du dernier chapitre général.

Nous détenons, me semble-t-il, la clef de notre avenir ; il nous appartient maintenant de choisir la voie que nous entendons suivre. Je laisse toutefois le soin à l'Esprit Saint de nous mettre dans les dispositions qui nous permettront, au cours de ce triennat, de recevoir du Christ lumière et force pour animer avec audace et humilité la vie et la mission au sein de notre famille religieuse. Que Dieu bénisse notre Eglise du Congo ; qu'il bénisse notre Province.

Je vous remercie.

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