Cedara 2004 – Mot final

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Formation Congress, Cedara

Etant presque novice dans l’Administration générale, je suis venu à ce Congrès de formation avec une double préoccupation. D’abord le désir de connaître davantage les réalités africaines dans le contexte de la vie oblate ; ensuite l’espoir de percevoir, en vue du Chapitre général, les défis majeurs de la formation oblate en Afrique.

Quatre petits points feront l’objet de cette adresse d’encouragement, à savoir : la vitalité de la région Afrique-Madagascar, la mission oblate, la formation des formateurs et les finances.

1. La vitalité de la région Afrique-Madagascar
Dans sa lettre de janvier 2004 aux Oblats d’Afrique-Madagascar réunis en conférence régionale à Dakar, le Supérieur général écrivait ces mots encourageants: « La région d’Afrique Madagascar est en pleine vitalité (…) Les Oblats du monde entier regarderont de plus en plus vers l’Afrique-Madagascar, notre région dont la croissance est la plus rapide. » Quelle responsabilité aux yeux du monde oblat !
Face à cette vitalité en terme de nombre de vocations et du personnel, le défi pour nous est de réunir nos forces en mettant ensemble nos ressources en personnel et en finances afin de résoudre plus efficacement les difficultés inhérentes à ladite croissante. En effet, les jeunes viennent avec les richesses et les pauvretés liées à leur âge et à leur temps. Il s’agit pour nous de nous mobiliser en nous engageant davantage dans l’effort de consolidation de nos maisons de formation et certaines de nos Unités là où cela est nécessaire. Je pense notamment aux trois provinces d’Afrique du sud. Nous ne pourrions résoudre nos problèmes de formation sans comptant sur la coopération, la collaboration avec toutes les Unités de notre région.

2. La mission de l’Eglise
Dans ce contexte de croissance en personnel, nombreuses sont les attentes de la congrégation. Aussi l’Administration générale encourage-t-elle l’Afrique-Madagascar non seulement de répondre à leurs besoins locaux en personnel mais aussi à voir large en préparant des jeunes à la mission ad extra afin de répondre aux nombreux besoins de la congrégation. En effet depuis un certain temps, le Supérieur général se tourne toujours vers l’Afrique-Madagascar lorsqu’il faut trouver du personnel pour aider les Unités qui sont dans le besoin.
Pour y arriver plus efficacement, l’Afrique-Madagascar doit compter aussi sur la collaboration des laïcs ou des associés oblats dans la formation missionnaire des nos jeunes.

3. La formation des formateurs
La formation des formateurs, par conséquent, s’impose à nous comme une priorité des priorités. L’Afrique-Madagascar doit former des personnes capables de remplir totalement leur ministère de formateurs, c’est-à-dire d’être présents et de former réellement les jeunes en suscitant en eux l’enthousiasme d’être Oblat de Marie Immaculée. Cela implique des compétences théologico-spirituelles. En outres, l’Afrique doit former des compétences dans d’autres disciplines susceptibles de l’aider à résoudre certains problèmes, par exemple le fléau du sida, l’alcoolisme, etc.
Parfois certains pensent que la formation spécialisée doit se faire à l’étranger. Mais combien il est dommage de constater que certains formateurs n’ont pas assez de temps pour les jeunes en formation ; ils s’engagent à plusieurs autres choses comme si la formation n’était pas un ministère. D’autres glissent facilement dans la tentation de mettre en évidence leurs qualifications académiques en oubliant leur rôle de formateurs.

4. Les finances
La croissance en nombre nécessite les finances. Or les finances sont un point faible dans toute la région Afrique-Madagascar. En effet, toutes les Unités dépendent de la générosité de l’Occident où les bienfaiteurs diminuent de plus en plus. Voilà pourquoi l’Administration générale encourage la région à prendre davantage des initiatives locales dans la recherche des voies et moyens d’autofinancement. Aussi les formateurs sont-ils invités à fournir à l’Eglise non pas des religieux aux mains toujours en poches mais des gens capables de travailler manuellement et de produire. Ils sont appelés aussi à prêcher par l’exemple en travaillant de leurs propres mains pour amortir tant soit peu les dépenses de communautés.

Conclusion : remerciement
A nos aînés missionnaires, je dis un merci particulier. Les jeunes oblats africains sont les fruits de votre authentique témoignage de vie missionnaire. Ils ont encore besoin de vous pour les aider à vivre toujours selon le charisme oblat et à devenir davantage des missionnaires responsables de leur propre vocation.
Merci aux Supérieurs majeurs, aux organisateurs de ce Congrès qui m’a fait prendre conscience des problèmes concrets de formation dans la sous-région anglophone.
Enfin merci au p. Assistant général pour la formation, Baudouin Mubesala, qui a voulu participer à ce Congrès en dépit de ses multiples occupations.
Bravo Afrique-Madagascar !

6 juillet 2004
jb musumbi